Rencontre avec Marc Fichel

Marc Fichel - DR

Marc Fichel a publié vendredi « Mes années cover », un Ep de cinq titres emplis de douceur, enregistrés pendant le confinement. Nous avons été la rencontre de l’artiste pour évoquer ce projet emmené par « Manureva » d’Alain Chamfort. L’occasion d’évoquer ses souvenirs d’enfance, le confinement, sa récente collaboration avec Nina Morato, son envie d’inventer de nouveaux lendemains, et tellement d’autres choses…

Avant de parler plus précisément de « Mes années cover », raconte-moi un peu comment tu as vécu le confinement, puisque finalement ce projet est né à ce moment-là.

Ma vie n’a pas changé concrètement. Le matin, j’ai continué de travailler aux Halles, et l’après-midi, je faisais de la musique. Ma routine habituelle, en fait. Ce qui a changé, c’est que, comme je n’ai plus pu voir mes amis comme je le faisais avant, ça m’a permis de faire encore plus de musique qu’avant. Pour être honnête, ça m’a fait du bien. (sourire) Même si j’adore mon boulot aux Halles et mes amis, je ressens toujours le besoin de faire encore plus de musique. Et pendant le confinement, j’ai pu en faire à loisir. Tous les jours, en rentrant chez moi, je faisais un crochet au studio. Je me suis retrouvé seul au studio pendant des heures, avec moi-même, et j’ai fait beaucoup de musique. Mis à part ça, c’était une période tout de même assez anxiogène, je me souviens de Paris complément vide, le studio complètement vide… c’était glauque tout de même. Heureusement, à Rungis, il y avait du monde ! (rire)

Et ce projet, il a pris forme quand et comment ?

J’ai écrit plusieurs chansons originales dont une sur les Halles qui a été relayée sur les réseaux, sur Chante France, sur France Bleu… Très sincèrement, je n’avais pas trop envie de faire des reprises. Tout le monde en fait. Ça devient banal finalement aujourd’hui. Puis, tout est parti de « Nuit de Folie », en fait. J’ai toujours adoré cette chanson, déjà étant gamin, mais aujourd’hui encore parce que je l’entends un peu différemment. On dira ce qu’on veut sur ce titre, mais si il fonctionne toujours aussi bien depuis trente ans, c’est parce que sa mélodie est très forte. En fin de compte, j’ai tenté de l’épurer et de tendre vers une version la plus simple possible, le piano-voix. Quand on met « Nuit de Folie » en piano-voix… et bien ça fonctionne. On pensera ce qu’on veut des paroles, mais elles sont très happy few, très positives… et je pense que tout le monde avait besoin de ça à cette époque ! Je me suis filmé et j’ai posté la vidéo sur les réseaux. En deux jours, j’ai eu sept cents partages. Sacha de Début de Soirée m’a appelé pour me dire qu’il aimait beaucoup ma version, on est rapidement devenu copains. Après, j’ai reposté quelques covers sur les réseaux, puis j’en ai discuté avec les gens de mon label. On a discuté de l’idée de publier un EP. Ils étaient partants. Toute cette aventure est partie de « Nuit de Folie »…

Comment as-tu choisi les chansons qui figurent sur cet EP ? Je suppose qu’elles sont rattachées à des souvenirs.

Tu as mis le doigt dessus. Chacune est un coup de cœur. Et chacune me rappelle un moment de vie. Gamin, ado… Et puis, comme chacune a été un tube à son époque, c’était intéressant de les dépouiller et de leur apporter de nouveaux arrangements aujourd’hui. L’idée était de les amener de la manière la plus simple possible. Je n’ai pas fait de guitare-voix, mais j’aurais pu. J’ai préféré le piano-voix pour ces cinq-ci. Je trouve qu’il apporte la quintessence de la chanson. Du coup, les mélodies et les textes ressortent mieux.

Tu reprends « Love Me, Please Love Me »… Tu m’avais confié il y a quelques années que c’était la première chanson que tu avais jouée au piano… (-> relire notre interview de Marc Fichel à l’occasion de la sortie de son premier album « Blackberry Déprime »)

Mon père la jouait et je la jouais avec lui. C’est une chanson que je chante depuis que je suis tout gamin. Il adore Polnareff et me l’a fait aimer. « Love Me, Please Love Me », c’est la chanson de mon enfance, j’étais obligé de la mettre dans cet EP. Mais c’était un challenge parce que, et de un, je n’ai pas la voix de Polnareff, et de deux, c’est extrêmement compliqué de passer après lui.

Polnareff est un génie. Son œuvre est magique.

Marc Fichel

Un mot sur Polnareff.

Oh ! C’est un artiste qui a écrit juste les plus belles chansons de la chanson française. C’est un surdoué. Après, on l’aime ou on ne l’aime pas, tous les goûts sont dans la nature, mais c’est probablement un des plus grands. J’ai eu la chance de manger plusieurs fois avec lui lorsque j’étais gamin. Nous avions un ami en commun. J’ai été élevé avec Polnareff… et je ne l’ai jamais quitté ! Je souhaite à tous les auteurs-compositeurs d’écrire des chansons comme lui en a écrit. Alors, oui, peut-être qu’il est un peu spécial et qu’il a des sautes d’humeur, mais on s’en fout. L’artiste, il est là et il a écrit quelques-unes des plus belles chansons du répertoire. C’est un génie. Son œuvre est magique. Il a réussi à réunir le musicien classique qu’il était et la variété contemporaine. C’était pas évident.

C’est « Manureva » d’Alain Chamfort que tu as choisi en premier extrait.

Je suis très fan d’Alain Chamfort, mais pas uniquement de sa musique, aussi du personnage, de ce qu’il dégage et ce qu’il a créé en ces presque cinquante années… C’est un personnage important de la chanson française. C’est un dandy, il est très classe Alain Chamfort. J’ai beaucoup de respect pour lui. Il a traversé les époques et les modes avec élégance. Il est toujours resté « fashion », Chamfort, qu’il chante des chansons pop ou qu’il dédie tout un album à Saint-Laurent. Il est resté lui-même et dans le coup de tous temps. Chapeau.

Et pourquoi « Manureva » précisément ?

Ah… c’est l’époque de Partick Juvet, etc… Elle a un côté très dancefloor, quasiment disco. Quelle mélodie ! Sans parler de ses paroles de Serge Gainsbourg ! C’est toujours sympa de chanter du Gainsbourg… Finalement, « Love Me, Please Love Me » et « Manureva » sont les deux chansons qui ne sont pas à proprement parler de mon adolescence, mais deux chansons que j’aime profondément, pour des raisons différentes.

Tu reprends « Les absents ont toujours tort » de Louis Chedid.

Pareil, Chedid fait partie des grands artistes qui ont tellement apporté à la chanson française. Chedid, je suis fan, j’aime sa voix et ce qu’elle dégage. Il n’a pas une grande voix à proprement parler, mais il a un timbre et une sincérité totale dans sa voix. Ses mélodies sont ultra-efficaces… et puis surtout aussi, il raconte des choses. Quand il te chante « Anne ma sœur Anne » sur un tempo swing… c’est grave ce qu’il chante là. Il a la capacité de raconter des tranches de vie et faire passer des messages, tout en restant dans une certaine légèreté mélodique. C’est un musicien hors-pair. Cette chanson, « Les absents ont toujours tort » n’est peut-être pas sa plus connue, mais quelle putain de belle chanson ! Il arrive à tout le monde de perdre un être cher sans s’y être préparé, et il raconte ce moment en chanson magnifiquement bien. Mais j’aime toutes les chansons de Louis Chedid. Toutes.

Plus étonnant, tu reprends « Aimons-nous vivants » de François Valéry.

J’ai toujours aimé cette chanson. Elle était sortie dans le même temps que « Ella elle l’a » de France Gall, et c’était dans le même esprit. Ce sont des chansons et des gimmicks que j’aime bien. Deuxièmement, en la dépouillant piano-voix, je me suis rendu compte que les paroles étaient juste incroyablement tellement vraies aujourd’hui encore, si ce n’est encore plus. « Aimons-nous vivants, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent », dans la situation actuelle, ça a un écho très particulier. Carpe Diem, vivons à cent à l’heure… Dans les années 80, ça avait du sens, mais aujourd’hui, avec tout ce qui se passe autour de nous, la Covid, les attentats, les problèmes climatiques… cette chanson prend encore plus tout son sens. C’est un cri du cœur. Et puis, j’aime beaucoup aussi François Valéry qui est un véritable artiste populaire. C’est un super mélodiste, il a écrit des musiques de films magnifiques.

Finalement, ce ne sont que des coups de cœurs, ces cinq titres.

Voilà. C’est la première fois que je mène un projet sans calcul aucun. J’avais envie de dire des choses, j’avais envie de chanter des chansons que j’aimais, j’avais envie de les partager… et voilà. Je l’ai fait. Les retours sont plutôt bons, et j’en suis vraiment touché parce qu’il n’y avait aucun calcul là-dessous. Si cet EP était passé inaperçu, ç’aurait été pareil. J’avais juste envie de le publier, c’est tout.

Quid d’un deuxième ?

Je n’en sais rien. Peut-être ? Peut-être pas ? J’ai encore plein de chansons qui trottent dans ma tête. Peut-être au prochain confinement comme on semble s’en rapprocher au train où vont les choses ! (éclats de rires) Non, plus sérieusement, je n’en sais rien. Disons que ce projet a eu un écho et reçu un accueil auxquels je ne m’attendais pas, et que j’en suis le plus heureux.  

As-tu mis des titres de côté ?

Oui, forcément. J’avais enregistré « Le Parking des Anges » de Marc Lavoine, « J’ai encore rêvé d’elle » d’Il était une fois, « La Gitane » de Félix Gray, « Encore et Encore » de Francis Cabrel… Il y a une dizaine de titres qui ont été mis de côté. Mais peut-être sortiront-ils un jour ? Ils rendaient bien, mais on a fait un choix de cinq titres qui nous paraissaient évidents. Après, on n’est pas à l’abri de faire un volume 2… (sourire)

Au jour d’aujourd’hui, comment l’envisages-tu cet Ep ? Comme une parenthèse (« Encore un instant… » est paru il y a moins d’un an, il est encore très récent) ou une nouvelle page qui s’écrit ?

C’est une parenthèse, puisqu’effectivement « Encore un instant… » est tout jeune encore. Le clip de « #il ou #elle » est paru juste avant la crise du Coronavirus. J’ai fait Drucker, j’ai eu la chance d’aller sur le canapé rouge (sourire). Donc, oui, ces « années cover » sont une parenthèse, mais une parenthèse qui prend un peu plus de place que prévu. Au début, mon idée était d’enregistrer quelques chansons et les balancer sur les réseaux, point barre. Après, on s’est dit que ce serait pas mal de publier un EP, on a donc enchaîné là-dessus, et puis… de fil en aiguille, on a tourné un clip en support de « Manureva ». Le clip est prêt, il va être diffusé très prochainement. Ce qui ne devait être qu’un petit amusement sur les réseaux est devenu une parenthèse plus importante dans ma carrière. Là, on vient de me contacter pour faire une date en Allemagne le 6 octobre, si tout se passe bien. Une tournée en Roumanie l’année prochaine est en train de se mettre en place. J’ai aussi quelqu’un qui m’a contacté pour faire une résidence dans un endroit original qui est assez grand pour que nous puissions être nombreux, tout en respectant la distanciation sociale. C’est un endroit magique sur Paris. Il y a plein de choses qui se mettent en places en ce moment autour de ce projet. Ce sont des portes et des fenêtres qui s’ouvrent jour après jour…

Ces « années cover » sont une parenthèse, mais une parenthèse qui prend un peu plus de place que prévu…

Marc Fichel

Tu l’envisages comment l’avenir, en tant qu’homme et en tant qu’artiste ?

Homme ou artiste, peu importe, c’est la même chose. Je dis toujours que dans ces périodes de doute, de crise, de guerre (je n’aime pas parler de guerre, mais c’est un peu ça que nous vivons tout de même aujourd’hui, il faut être réaliste), il faut être une boîte à idées. Il faut créer. On est en train de changer de société et de concept de vie. Je ne dis pas que je suis d’accord avec ce qui se fait, complot ou pas complot, la politique, la droite, la gauche, je m’en fous, moi, ce que je vois, c’est que le monde change et que nous, en tant qu’hommes et femmes, et en tant qu’artistes, nous devons apprendre à changer avec lui. Prenons l’exemple des concerts. Ils ne seront plus comme avant, du moins à court et moyen terme. C’est à nous, artistes, d’attirer les gens dans les salles pour leur donner envie de venir assister à un concert, mais il faut le faire différemment d’hier. Les gens ont besoin de musique et de chansons, ils ont besoin de rêver, de frissonner ou de rire devant un bon film. Un peuple sans émotion, c’est un peuple qui se meure. Le divertissement, ça fait du bien. C’est une vraie source de bien-être. Mais il va falloir intégrer que tout ceci va se consommer et s’appréhender différemment. Et même les radios en tant que telles vont devoir se réinventer et revoir leur façon de faire. Quand tu envoies un dossier et une chanson à une radio, ils le traitent à l’ancienne, alors qu’ils devraient être super ouverts sur le monde. Je parle pour moi, mais je pense à des artistes magiques comme Ben Mazué ou Albin de la Simone qui chantent des chansons juste  merveilleuses. Ils ne passent jamais en radio : ce n’est pas normal. Ça me révolte. Ce sont des gens qui ont créé des bijoux, et personne ne les diffuse, du moins aucune « grande radio ». Les radios devraient être plus éclectiques et avoir une ouverture d’esprit. Si toutes les grosses radios diffusaient, ne serait-ce qu’une heure par jour, des artistes peu ou pas connus, ça permettrait au public de savoir ce qui se fait de nouveau en musique en France. Ce serait chouette. Ce n’est pas normal que le public doive aller chercher sur le net, Spotify ou Deezer, des nouveautés. Jeanne Cherhal, pareil. Sa chanson « L’an 40 » est une merveille. C’est la Véronique Sanson de demain, sauf que Véronique Sanson a été diffusée à ses débuts, et que Jeanne Cherhal, elle, passe très peu en radio. Il faut préparer la génération de demain. Là, une grosse radio nationale M Radio vient d’entrer « Manureva », et j’en suis le plus heureux. Je ne voudrais pas que les gens qui liront l’interview pensent que je prêche pour ma paroisse, pas du tout. J’ai simplement envie que les gens puissent avoir accès à ce qui se fait de neuf en France facilement, à découvrir tous les talents qui sommeillent chez nous, parce qu’il y en a plein, plein, plein… Tu sais, aux Halles de Rungis, comme partout ailleurs, nous avons dû trouver des solutions quand toutes les mesures sanitaires ont été prises. Nous les avons trouvées. Pareil dans la restauration. Ce n’est pas évident de changer sa façon de travailler, mais nous l’avons fait. Pourquoi les métiers du divertissement et de la culture ne trouveraient-ils pas des solutions eux aussi ? Il faut que nous nous réinventions. Et les passeurs de messages, ce sont les radios… ce serait chouette qu’ils jouent le jeu ! Si on ne change pas maintenant notre façon de travailler dans le monde du spectacle, ce sera une catastrophe. Imagine que chaque radio organise des concerts, même sans public pour respecter les normes sanitaires, faisant se croiser des artistes connus et des autres pas ou moins connus, des artistes qui ne se seraient peut-être même jamais croisés autrement, des styles différents. Tu imagines comme ce pourrait être intéressant pour le public, cette découverte, ce melting-pot musical ? Ce serait canon. Ça donnerait une énergie ultra positive et ça donnerait une dynamique géniale…

En parlant de melting-pot musical… tu as chanté « #il ou #elle » en duo avec Nina Morato à l’Européen. Vous êtes deux tempéraments à l’opposé l’un de l’autre. Elle est imprévisible, sombre et volcanique, toi plus sage, optimiste et tout en douceur. Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés ?

Ah Nina !… (sourire) Nous nous sommes rencontrés grâce à Nilda Fernandez. Nilda qui n’est plus de ce monde mais qui est quelqu’un que j’aime très fort. J’avais croisé Nina il y a quelques années, mais nous ne nous étions pas parlé véritablement, puis nous nous sommes retrouvés pour un hommage à Nilda. Nous avons discuté un moment ensemble et nous avons vraiment accroché. Je lui ai fait écouter « #il ou #elle », et elle a adoré la chanson. Elle est venue la chanter notamment à l’Européen à mes côtés. Alors, c’est vrai que Nina Morato… il n’y en a qu’une ! Waow ! (rires) Quelle artiste magique ! Elle est aussi ingérable que hyper gentille et talentueuse. C’est à mes yeux la Gainsbourg au féminin. C’est une vraie gentille, Nina. Je l’adore. Quand elle chante, elle transmet tellement d’émotions. Elle rentre dans un personnage, Nina, quand elle chante. C’est une artiste avec un grand A. Elle mériterait d’être plus sur le devant de la scène… mais… il faut la gérer ! (rires) Peut-être ferons-nous des choses dans le futur ensemble ? Je n’en sais rien. En tout cas, ce qui est certain c’est que nous nous apprécions beaucoup mutuellement.

Revenons à « Mes années cover ». Il y a beaucoup de douceur qui se dégage de ces cinq titres. C’est la situation qui a imposé ça ?

J’avais besoin de me détendre, à vrai dire. Je me suis trouvé à travers ces chansons. J’ai un côté très klezmer dans mes chansons, ce sont mes origines. Avec les violons, etc… Mais en dehors de ce côté Klezmer, j’aime la douceur dans la musique. Louis Chedid l’a fait bien avant moi, il a un côté très calme, très posé… Toutes ces chansons, je les ai chantées de cette manière parce que ça me plaisait à moi au départ, parce que ça me faisait du bien, pas pour plaire. D’ailleurs, comme je te le disais tout à l’heure, à part être publiées sur les réseaux, ces versions n’avaient pas vocation à exister autrement. Finalement, ces chansons et la manière dont je les chante, représentent bien l’état d’esprit dans lequel j’étais pendant le confinement. Je me suis posé beaucoup de questions, comme beaucoup de monde, je crois. Il y avait de la nostalgie, de la douceur, de la mélancolie… et tout ce mélange représentait bien l’état d’esprit dans lequel j’étais. Il faut être optimiste et continuer à vivre et à chanter. J’avais besoin de douceur. Et en même temps, il y avait cette interrogation : que va-t-on devenir demain ? La nostalgie des années 80 m’a fait du bien. Ça m’a rappelé de bons moments et m’a donné envie d’aller de l’avant.

Le monde change et nous, en tant qu’hommes et femmes, et en tant qu’artistes, nous devons apprendre à changer avec lui.

Marc Fichel

Les dates au Café de la Danse ont été annulées. Quid des futurs concerts ?

Oui, à regret parce que une des deux était archi pleine. Là, on a décidé d’annuler et de ne rien reprogrammer pour l’instant. On ne sait pas ce qui va se passer dans trois mois, six mois, un an ou deux. Bien malin est celui qui prévoit une tournée dans un an et qui sait que tout va se passer comme avant. On n’en sait rien, c’est pour cette raison qu’on a décidé d’annuler et pas reporter. Dans un souci d’honnêteté vis-à-vis du public. Du jour au lendemain, on peut fermer une salle de spectacle ou limiter sa jauge. Donc, non, dans ces conditions, et comme je suis coproducteur de mes propres spectacles, je préfère ne pas m’engager. En ce qui concerne le Café de la Danse, nous devrions refaire deux dates l’année prochaine, en fonctions de l’évolution de la situation et des aléas politiques et gouvernementaux. En revanche, en attendant, comme je t’en ai parlé tout à l’heure, il y a des dates en Allemagne et en Roumanie qui se mettent en place et nous allons faire une résidence dans un lieu tout à fait atypique à Paris, dans le strict respect des normes sanitaires. C’est un lieu magique aux Portes de Paris, j’en dirai plus très rapidement. Nous devrions faire une première date au mois de novembre, peut-être même octobre si tout se passe bien. Et puis, probablement une tous les mois. Ce sera un piano-voix, je pourrai faire venir des potes musiciens… mes potes de Rungis aussi pour nourrir les gens qui viendront… On va essayer de donner du bonheur aux gens qui auront fait le déplacement… C’est ça la vie, c’est ça le partage. Et c’est ça, la musique, finalement…

Propos recueillis le 25 septembre 2020.
Photos : DR

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Author: Luc Dehon