Rencontre avec Charlotte Fever

Charlotte Fever © Kevin Blain

Le tandem Charlotte Fever est de retour avec un nouveau titre, « La Fille du Ciel » et un nouvel EP, « Erotico », attendu le jour de la Saint-Valentin. Chaque titre extrait de cet EP sera accompagné d’une nouvelle érotique signée Lucie Brémeault et d’une illustration. Inutile de dire Charlotte Fever nous réserve quelques surprises… Nous avons été à la rencontre de Cassandra et Alexandre afin d’en savoir un peu plus sur cet « Erotico », aux accents tropico-disco, qui s’écoute, certes, mais aussi se regarde, se lit et se touche…

Avant de parler de « La file du Ciel » et « Erotico », j’aimerais savoir un peu d’où vous venez l’un et l’autre ? Si vous venez d’une famille de musiciens ? Et quels sont vos parcours respectifs ?

Alexandre : Je ne viens pas spécifiquement d’une famille de musiciens. Mon père écoutait beaucoup de musique psychédélique anglo-saxonne des années 70. J’ai commencé la musique quand j’étais tout petit. Mes parents m’ont inscrit au Conservatoire quand je devais avoir cinq ou six ans. J’ai appris le solfège… et ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai appris la guitare et que j’ai commencé à composer. J’ai monté mon premier groupe de rock psyché lorsque je devais avoir seize ou dix-sept ans.

Cassandra : Je ne viens pas du tout d’une famille de musiciens non plus… et mes parents n’ont jamais pensé que la musique pouvait être un métier ! (sourire) Par contre, j’ai toujours aimé chanter. Très jeune, vers six ans, j’ai commencé à donner des petits spectacles dans le cadre familial. Je chantais Britney Spears à fond les ballons ! (éclats de rire) Après, comme j’avais envie de faire de la musique, j’ai appris la guitare classique au Conservatoire pendant un an. J’ai détesté ça. (rires) Je n’aimais pas forcément la guitare, mais il me semblait que c’était l’instrument le plus facile à apprendre… Après, j’ai réitéré l’expérience en prenant des cours de guitare électrique… J’ai re-détesté ça. (re-rires) J’ai monté un premier groupe et ça m’a permis de me présenter à la Fête de la Musique dans ma ville natale, Chartres. C’est là que je me suis rendue compte que j’aimais vraiment beaucoup chanter et que je n’avais pas besoin de savoir jouer d’un instrument. Du coup, j’ai décidé de reprendre des cours et je me suis inscrite à l’école de musique ATLA à Paris pendant deux ans. Il fallait jouer d’un  instrument pour pouvoir s’accompagner, du coup, j’ai persisté avec la guitare… J’ai mené plusieurs expériences à Paris, j’ai monté plusieurs groupe et finalement, je suis dans Charlotte Fever, qui est de loin de meilleur groupe que j’ai eu ! (rires)

Charlotte Fever © Kevin Blain
Charlotte Fever © Kevin Blain

Et Charlotte Fever, il est né dans quelles circonstances ?

Alexandre : Le groupe est né il y a trois ans, à l’époque où mon groupe de rock psychédélique avait splitté, d’ailleurs très peu de temps après que Cassandra ait rejoint la formation. On a donc décidé de monter un projet en duo avec Cassandra. Nous voulions créer de la musique plus spontanée et plus facile à écouter.

Le nom du groupe vient d’une de vos amies, Charlotte, qui a eu de la fièvre…

Cassandra : (sourire) Oui ! Le groupe a été soutenu dès les premières notes de notre première chanson par notre amie Charlotte. Elle est avec nous depuis le début de l’aventure, et nous voulions un peu lui rendre hommage. Quand on a décidé de monter un projet sérieux avec Alexandre, Charlotte était là et elle avait un peu de fièvre… On a donc trouvé drôle d’appeler le groupe « Charlotte Fever ». En plus, ça faisait un peu écho à « La Fièvre du Samedi Soir », c’était cool. C’est parti d’un délire, mais ça nous définissait bien.

Au-delà de l’anecdote amusante, « Charlotte Fever » résume bien, à mon sens, vos influences, la subversivité de Gainsbourg, le côté mutin de Charlotte… et la fièvre de « Saturday Night Fever »…

Cassandra : Tu as tout compris ! (rires)

Alexandre : Ton analyse est hyper probante ! (rires)

Cassandra : D’ailleurs, souvent, les gens ne comprennent pas véritablement le nom du groupe et disent « Charlotte Forever ». Comme quoi, cette chanson est bien ancrée dans notre culture ! Et puis, oui, les Bee Gees, Charlotte Gainsbourg, son père… tout ça nous parle énormément !

Charlotte Fever © Kevin Blain
Charlotte Fever © Kevin Blain

Gainsbourg, que représente-t-il à vos yeux ?

Alexandre : Ses textes nous inspirent énormément. Il a une finesse d’écriture et une recherche qui sont finalement assez rares. Nous adorons l’album « Melody Nelson », il nous a énormément inspirés, et nous inspire encore beaucoup d’ailleurs.

Cassandra : C’est vraiment son œuvre, et son écriture plus précisément, qui nous inspire. Plus que le personnage en lui-même. Personnellement, l’Art de Gainsbourg est une source d’inspiration inépuisable. Beaucoup de gens aiment le personnage provocateur, personnellement, ce côté-là ne me touche pas. C’est sa manière de poser des mots que j’aime.

Alexandre : Sa manière de dire des choses avec énormément d’élégance. C’est ce qu’humblement nous essayons de faire avec Charlotte Fever.

Qu’est-ce qui a été le terreau d’« Erotico » ? Quand vous êtes-vous mis à travailler sur ce nouvel EP ?

Cassandra : Nous ne nous arrêtons jamais de composer. Dans notre tête, il n’y a pas un EP #1 et un EP #2. Ces deux Ep que nous avons publiés, et le premier deux titres, il faut les voir dans la même continuité. On se voit tous les jours avec Alex. Il a tous les jours des choses à dire et à raconter. Donc, ces morceaux qui vont être publiés, il y en a qui attendent depuis plus d’un an et d’autres que nous venons de créer il y a quelques mois à peine.

Alexandre : L’écriture des morceaux du premier et du deuxième EP se sont vraiment superposés. Il y a eu dans la pratique deux EP, mais pas vraiment de travail pour l’un et pour l’autre à proprement parler.

Qui amène quoi ?

Cassandra : Les sujets des chansons viennent le plus souvent de discussions ou de rigolades avec des copains.

Alexandre : les textes naissent essentiellement de notre complicité à tous les deux. Quand nous sommes en studio, nous rigolons et nous déconnons. Et des bouts de textes émergent de cette manière-là. Après, on les retravaille, évidemment.

Cassandra : Il faut quand même souligner qu’Alex a une grande connaissance des plugins et des sons… que je n’ai pas. Il est bien plus musicien que moi. Du coup, c’est lui qui va amener la base du son. Parfois, j’arrive le matin, et il a samplé et commencé à composer un morceau dans la nuit et il me le présente.

Charlotte Fever © Kevin Blain
Charlotte Fever © Kevin Blain

Alexandre : Après, on brode dessus et ça démarre le plus souvent comme ça.

Vous passez beaucoup de temps sur vos morceaux ou si la sauce ne prend pas tout de suite, vous passez à autre chose ?

Alexandre : En principe, on passe à autre chose. Si on passe trop de temps sur un morceau, c’est que ce n’est pas son moment. Du coup, on le garde, mais on passe à autre chose. On essaye en tout cas de ne jamais rester bloqués, il faut qu’on avance. Et quand je te dis que ce n’est pas le moment, il est amusant de voir que certains morceaux que nous avions zappés puis repris par la suite, ont fini par être terminés, et d’une façon peut-être toute autre que la piste que nous avions suivie au début. Le maître mot, c’est de ne jamais rester bloqués, avancer et ne jamais rien s’interdire.

Cassandra : Il faut qu’on prenne du plaisir dans la création. Si on ne prend pas de plaisir en créant le morceau, il ne fonctionnera pas. Nous, ce que nous voulons, c’est que notre musique soit simple,  spontanée et qu’elle puisse parler à tout le monde. Dès qu’on se prend trop la tête, ce n’est jamais bon. Ce n’est pas qu’on abandonne le morceau, c’est juste qu’on préfère lui donner sa chance plus tard, quand l’envie se fera ressentir et qu’on aura des idées pour le nourrir. Notre leitmotiv : ne jamais se prendre la tête !

Alexandre : Il y a d’ailleurs des morceaux qui ont été composés en quelques jours à peine et d’autres qui se sont étalés sur plusieurs mois. Patauger ne sert à rien !

Charlotte Fever, La Fille du Ciel © Victoria Roussel
Charlotte Fever, La Fille du Ciel © Victoria Roussel

Venons-en à votre nouveau single « La Fille du Ciel », dans quelles circonstances est-elle née cette chanson ?

Alexandre : Elle est née du désir de Cassandra et moi de mettre la femme sur un piédestal. L’idée ici, était de parler d’une comète et de la comparer à une femme dans toute sa majestuosité, dans son côté spectaculaire et son côté divin. On a toujours à dessein de mettre la femme sur un piédestal dans nos morceaux.

Cassandra : On parle toujours beaucoup de désir et de fantasme dans nos chansons. Et « La fille du ciel » parle d’un fantasme, quelque chose magnifique qu’on désire ardemment et qu’on n’arrive jamais à atteindre. Elle parle de ça cette chanson, de ce qu’on n’aura jamais mais qu’on sait qui existe. On le voit, et ça nous fait plaisir de le voir.

Dès les premières mesures, on entend « Supernature » de Cerrone. Que représente-t-il pour vous ?

Alexandre : 50% de notre inspiration globalement ! (rires) Je pense que nous avons écouté et adoré tous ses morceaux. Il est une grosse source d’inspiration pour Charlotte Fever. Et nous sommes extrêmement fiers que les gens captent dès les premières mesures justement que c’est un clin d’œil appuyé à ce titre emblématique de la disco !

Cassandra : Cerrone a su exprimer la sensualité au travers de la disco, la pop et l’électro. « Supernature » est vraiment un morceau novateur, et surtout à l’époque où il est sorti. On avait en tout cas très envie de faire revivre « Supernature » en 2020.

Le titre va être accompagné d’une nouvelle érotique écrite par Lucie Brémeault. Dites m’en un peu plus sur votre collaboration.

Cassandra : C’est une artiste qui nous suit depuis pas mal de temps déjà. Elle aime notre musique et notre univers. Elle avait déjà eu une expérience d’écriture dans l’érotique, et nous nous sommes dit que nous allions lui faire écouter notre EP et lui demander si elle serait d’accord d’écrire une nouvelle érotique sur chaque chanson. Elle a tout de suite été partante pour écrire les cinq.

Chaque chanson extraite du EP sera donc accompagnée d’une nouvelle érotique et d’une illustration.

Alexandre : Oui, chaque chanson sera effectivement accompagnée d’une nouvelle et d’une illustration.

De qui seront les illustrations ?

Cassandra : En ce qui concerne les illustrations, elles seront, elles, de différents artistes. Tout n’est pas encore complètement décidé à propos des illustrations, donc, on préfère ne pas encore donner de noms.

Alexandre : On a tout de même quelques idées… Il y a des illustratrices dont nous sommes complètement fans du travail, qui ont déjà collaboré avec nous et qui sont partantes pour nous accompagner sur ce nouveau projet… En ce qui concerne « La Fille du Ciel », l’illustration sera de Victoria Roussel.

Y aura-t-il également des clips ?

Cassandra : Pas chaque chanson.

Alexandre : il y aura trois clips en tout sur les cinq chansons.

« La Fille du Ciel » va-t-elle en avoir un ?

Cassandra : Oui. Mais il va y avoir d’abord un contenu vidéo qui sera dévoilé à sa sortie, mais qui ne sera pas le clip officiel. Nous nous sommes inspirés de « 3615 Ulla ». Tu t’en souviens ? (éclats de rires) Bref, nous nous sommes projetés dans les années 70/80 avec Alex, et avec un vieux Minitel que nous avons retrouvés, nous avons décidé de recréer l’univers de cette époque avec le « 3615 Ulla ». Alex a revisité les sons « La fille du ciel » et la nouvelle de Lucie sera dévoilée par ce biais… elle apparaîtra dans le Minitel, en fait. Ça a donné beaucoup de boulot à notre réalisateur Kevin Blain. L’esthétique de la vidéo nous plait énormément. On espère que ça va plaire également au public ! (sourire)

Charlotte Fever © Kevin Blain
Charlotte Fever © Kevin Blain

C’est donc par le vecteur de la vidéo que les nouvelles vont être dévoilées, alors.

Cassandra : Celle-ci, oui. C’est en tout cas ce que nous avons pensé pour « La Fille du Ciel ». Et si ça plait, nous pourrions réitérer l’expérience… (sourire) En tout cas, nous nous efforcerons que les nouvelles soient disponibles, d’une manière ou d’une autre, à la sortie de chaque titre. Suspense… Suspense… (sourire)

Seront-elles tout de même imprimées ? Peut-être pour la sortie du EP le 14 février 2021 ?

Alexandre : Tout à fait. Elles seront imprimées dans un booklet érotique qui sera disponible avec le vinyle.

Cassandra : C’était notre souhait, avoir un « objet de collection », du moins un bel objet qui accompagne la sortie d’« Erotico ».

J’ai l’impression que vous mettez un point d’honneur à développer toute l’imagerie et le visuel qui entoure votre projet, au-delà de la musique pure et du live.

Alexandre : C’est hyper important à nos yeux. Je dirais même que c’est essentiel. L’image permet de rendre notre projet plus concret. C’est la même démarche en ce qui concerne les nouvelles érotiques. Tout ceci enrichit notre musique. C’est vrai que l’imagerie et la vidéo sont devenues essentielles de nos jours. C’est pour cette raison que nous avons voulu amener la littérature, ce qui est nettement plus rare. Il est rare d’avoir des écrits autour de la musique. Il y a les paroles qui sont écrites dans les livrets, mais ça va rarement au-delà de ça. On pourrait développer le son aussi autour d’une œuvre d’art, d’une installation… Tout ceci complète la musique, ça forme un tout.

Cassandra : C’est très inspirant aussi de pouvoir faire vivre au travers de notre projet d’autres projets. Notre projet, étant disponible via différents supports, permet aussi de mettre en lumière le travail d’autres artistes. Du coup, Charlotte Fever n’est plus le projet d’Alex et moi, mais de plein d’autres personnes. Certaines ne font que passer, d’autres resteront… mais ensemble nous essayons de dessiner un univers à part qui nous ressemble. Tu sais, j’avais adoré la démarche de Mathias Malzieu à l’époque de « La mécanique du cœur ». Il avait accompagné la sortie du disque de celle d’un roman qu’il avait écrit. J’avais trouvé le concept incroyable. Ça donnait une autre dimension, et au disque, et au livre. C’est un vecteur qui n’a pas encore été trop exploité et que nous voulions en tout cas utiliser. Peut-être des gens vont-ils venir à notre musique par le biais des nouvelles de Lucie ou peut-être sera-ce l’inverse ? C’est un univers un peu « augmenté » qu’on a envie de créer, et un univers qui sera intime à chaque personne. Chacun verra là-dedans ce qu’il a envie de voir, d’entendre ou de lire. Chacun aura une expérience unique.

C’est fort intéressant en tout cas de développer votre univers par tout un tas de vecteurs différents et peu exploités dans le domaine de la musique. Ça l’enrichit et en même temps, ça vous différencie.

Alexandre : C’est très gentil ce que tu dis, là. Ça nous fait plaisir parce que c’est, humblement, la démarche que nous essayons d’avoir. On essaye d’apporter quelque chose de nouveau, de différent. Et en plus, les nouvelles de Lucie sont, entre nous, vraiment très bien écrites.

Cassandra : Dans les années 80, il y avait beaucoup plus d’interconnexions entre les artistes. Et nous essayons de récréer ça aujourd’hui.

« Erotico » sortira donc le jour de la Saint-Valentin, et les titres seront publiés progressivement. Nous n’allons donc pas tout dévoiler… mais qu’est-ce qui se dégage de ces cinq nouveaux titres ?

Alexandre : l’érotisme et le fantasme sont au cœur de cet EP.

Cassandra : Et la femme. L’image d’une femme forte, sensuelle et libre. Nous sommes partis dans l’élaboration de cet EP en nous disant que nous n’avions aucun tabou. Si on avait envie de parler de sexe, on parlerait de sexe.

Alexandre : Mais nous voulions le faire de manière élégante.

Cassandra : Avec la poésie des mots. C’est en tout cas ce que nous avons tenté de faire. On espère que ça va parler au plus de monde possible.

Charlotte Fever © Kevin Blain
Charlotte Fever © Kevin Blain

Nous avons parlé de Gainsbourg, des Bee Gees, de Cerrone… mais vous chantez les « Tchiki Boum jusqu’au bout de la nuit » dans « Le Bal de Minuit »… et vous avez repris « Quand la ville dort » sur scène. En quoi Niagara est-il un groupe majeur à vos yeux ?

Alexandre : Muriel est une chanteuse ultra charismatique. Elle a une voix unique. Beaucoup de chanteuses ont des voix uniques, mais elle… elle est vraiment un cran au-dessus ! (sourire) En tout cas, elle nous inspire énormément. Et au-delà de sa voix, toutes les productions de Niagara sont extrêmement riches et intéressantes. C’était ultra novateur à l’époque, c’était un son unique. Et aujourd’hui encore, quand on entend du Niagara, on sait que c’est eux et personne d’autre.

Cassandra : Et puis, ce sont des chansons et un univers qui nous parlent totalement. Et comme vient de le dire Alex, la voix de Muriel est unique. On ne peut pas se tromper.

Vous faites également un petit clin d’œil à Brigitte Bardot dans « Ci sono Meduse »…

Cassandra : Elle est LA femme ! Quand on parle d’érotisme en France, on ne peut pas ne pas évoquer Bardot. Brigitte Bardot, c’est la plage et l’érotisme. Et puis, il y aussi ce film…

Alexandre : « Le mépris » de Godard. Elle était magistrale. Elle est l’image parfaite pour illustrer nos chansons…

C’est peut-être un peu tôt pour en parler, mais là, vous publierez à nouveau un EP. Quid d’un album ? Est-ce que le format long a encore un sens à vos yeux ?

Alexandre : Oh oui ! On travaille dessus en ce moment. On espère très sincèrement qu’il pourra sortir en fin d’année prochaine. On croise les doigts. C’est en tout cas un projet qui nous tient vraiment à cœur.

Cassandra : C’est certain qu’il y en aura un. On a tellement de choses à raconter que faire tenir tout ça dans cinq chansons, c’est un peu court.

Alexandre : On a une grosse dizaine de chansons qui sont prêtes à figurer sur un album. Donc, oui, ce n’est pas pour tout de suite, mais c’est du concret pour nous.

Charlotte Fever © Kevin Blain
Charlotte Fever © Kevin Blain

Avant de vous quitter… on va prendre la température ! Vous êtes dans quel état d’esprit à quelques jours de la sortie de « La Fille du Ciel » ?

Alexandre : Toujours un peu stressé… J’ai un peu de mal à dormir en ce moment… (sourire) En fait, dès qu’un morceau est prêt à être dévoilé, on se pose tout un tas de questions. A-t-on fait les bons choix ? Le fait de publier une nouvelle érotique va-t-il avoir un sens aux yeux du public ? C’est un peu stressant parce que c’est un morceau qu’on a écrit il y a un an et demi, quelque chose comme ça, et donc, il y a beaucoup d’attente derrière. On a repoussé la sortie de cet EP et de ce morceau plusieurs fois… Dans un premier temps parce que ce n’était pas le moment vis-à-vis de notre maison d’édition et dans un second à cause du Covid. Du coup, on se retrouve à le sortir là maintenant, et je suis comme à la veille d’un partiel, complètement stressé (sourire). La tension retombera après vendredi !

Cassandra : Moi, je suis plutôt impatiente qu’il sorte, ce morceau… On le porte depuis tellement longtemps ! Chaque morceau, c’est un petit bout de nous, finalement. Chaque chanson montre à chaque fois un petit peu plus de nous. Donc, je suis impatiente de faire découvrir ces morceaux au public. Evidemment, ça va être difficile niveau concert en ce moment, mais nous sommes très impatients d’avoir des retours du public, en tout cas.

Propos recueillis par Luc Dehon le 12 octobre 2020.
Photos : Kevin Blain

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Author: Luc Dehon