The Jacques, The Four Five Three, leur premier album

The Jacques, The FOur Five Three

The Jacques viennent de publier leur premier album « The Four Five Three ».

Formés en 2014 dans la banlieue de Bristol, The Jacques ont fait des débuts plus que prometteurs en ouvrant pour The Libertines à Hyde Park. Gary Powell, le batteur du groupe, leur a d’ailleurs signé dans la foulée un premier EP sur son label (« Pretty DJ »).

De EPs en singles, la formation a connu plusieurs changement line up au fil des années, jusqu’à la disparition l’année dernière, de leur bassiste Will J. Hicks. Aujourd’hui, ils sont quatre, Finn O’Brien (voix lead, guitare), Elliot O’Brien (batterie), Harry Thomas (claviers) et James Lay (basse) et ils publient leur premier véritable album.

Le contenu de ce LP qu’ils publient aujourd’hui colle parfaitement au visuel qui l’accompagne : un recueil de treize titres un peu melting-pot, mais avec une vraie cohérence. On trouve un peu de tout dans ce premier album : des titres aux accents post-punk (« Kiss the Pharaoh »), grunge aux effluves nirvaniens (« Tiny Fuzzy Parasite »), garage (« Holy Mamacita »), cold wave caverneux (« Swift Martin ») et même carrément pop (« Do me for a fool »). Ils s’offrent également le luxe d’une ballade ensoleillée d’une trompette mariachi (« Taste the Mexican Sun »).

À force de diversifier leur style, The Jacques auraient pu en manquer. Il n’en est rien, ils publient là un album particulièrement agréable et stylé. Le fait de taper dans plusieurs registres apporte paradoxalement plutôt une vraie cohérence à leur premier LP. Là où certains se seraient perdus, The Jacques se trouvent enfin.

Author: Luc Dehon