Satellite Jockey, le Week-End

Satellite Jockey, le Week-End

Satellite Jockey publie vendredi son nouvel album intitulé « Le Week-End ».

L’épopée de Satellite Jockey commence il y a tout juste dix ans. On est en 2011 et Rémi Richarme enregistre alors un premier disque de pop de façon complètement expérimentale convoquant les esprits de David Bowie, Pink Floyd ou encore My Bloody Valentine. Rapidement Rémi est rejoint par des potes et le groupe se frotte à la scène. Quelques années plus tard, en 2017, rejoint par la claviériste et chanteuse Pauline Le Caignec (aka KCIDY) et le batteur Florian Adrien, le groupe prend alors une direction plus orchestrale et plus rock, surfant sur une vague sixties / rock psyché / pop baroque. Satellite Jockey sera alors invité à honorer la première partie de « The Good, The Bad & The Queen » de Damon Albarn.

Après en avoir déjà dévoilé quelques titres (« Paix Sociale », « La Vallée »), Satellite Jockey revient en ce début d’année en formule quintet avec « Le Week-End », un opus dont les sonorités vont bien au-delà des années 60 et vont même volontiers lorgner sur les synthétiques années 80. Fans d’Elli & Jacno, d’Elsa, de Blondie, de Julien Clerc ou même des Bee Gees ou du Velvet Underground (c’est vaste, on vous l’accorde), vous allez être comblés.

Satellite Jockey fait en quinze titres la synthèse presque parfaite d’une pop faussement insouciante, d’une variété complètement assumée et d’un rock californien. Il y est question de grosse déprime et de malaise général (c’est dans l’air du temps), de néo-libéralisme, de problèmes de couple, du « c’était mieux avant » (tiens, ça aussi, c’est dans l’air du temps) et même des smartphones. Bref, il y est beaucoup question de notre époque, déprimante à bien des égards, mais aussi et surtout de la félicité d’une échappée le temps d’un week-end ou d’une simple balade. En résumé : tout va mal, mais rien ne nous empêche de prendre du recul !

Dernier détail : toute ressemblance avec une œuvre existence ne pourrait être fortuite, Satellite Jockey revendique ses références et son recyclage…

Ce n’est pas à Rome mais bien à Brest que Satellite Jockey nous convie pour le week-end. Nous, on est déjà sur la route. Bon week-end !

Author: Luc Dehon