Léonard Lasry, Au hasard cet espoir

Léonard Lasry, Au hasard cet espoir

Léonard Lasry publie vendredi son nouvel album intitulé « Au hasard cet espoir».

Léonard Lasry est pluriel et singulier à la fois. Que de chemin parcouru depuis la publication de son premier album « Des illusions ». C’était il y a une quinzaine d’années déjà. Depuis, il a collaboré avec des artistes venus d’horizons très différents les uns des autres. Avec pourtant un point commun, leur  penchant pour une forme de mélancolie ombreuse.

Il a notamment travaillé avec Elisa Point, Marie France, Marie-Amélie Seigner, Gabrielle Lazure, Jean-Claude Dreyfus ou plus récemment Amina, a fait chanter Lolly Wish et Maripol et a produit par l’intermédiaire de son label de nombreux artistes dont Jay-Jay Johanson. Il a également collaboré avec quelques-uns des plus emblématiques établissements parisiens, le Crazy Horse, la Maison Dior, la Maison Valentino ou encore Chez Castel.

Léonard Lasry revient aujourd’hui avec un nouvel album, « Au hasard cet espoir », un album au parcours chahuté par la pandémie puisqu’il aurait dû sortir l’année dernière. Entre temps, l’artiste a d’ailleurs publié un album pendant le premier confinement (« Se revoir peut-être »). Nous l’avions d’ailleurs rencontré à cette époque. (-> Lire notre interview de Léonard Lasry à l’occasion de la sortie de « Se revoir peut-être »).

C’est un véritable roman que Léonard Lasry livre aujourd’hui. « Au hasard cet espoir » s’écoute, se ressent et se vit ainsi. Seize chapitres, seize plages ou seize nouvelles avec un socle commun, celui de l’amour. Ce tourbillon de sentiments pluriels qui émanent de chaque chanson est sans aucun doute du fait de la symbiose parfaite des lignes pianistiques d’un mélodiste hors-pair et de la plume douce-amère d’une parolière géniale, en la personne d’Elisa Point.

Au programme de ce nouvel album, on retrouve tout ce qui fait vibrer à la lecture d’un bon roman finalement. Vous savez, ce genre roman que l’on dévore avec une passion folle apparentée à une certaine forme de fureur, mais dont on redoute de tourner la dernière page. Puis, qu’on relit, juste par peur de le quitter. Ici, on le réécoute en boucle (magie du microsillon).

Léonard Lasry chante ici l’espoir et les rendez-vous, le spleen des jours sans, les larmes, tout ce qu’on ne dit pas, les petit bonheurs du quotidien, les rendez-vous manqués, les retrouvailles un jour de pluie, les caresses et les jeux amoureux, l’ombre des absents, un week-end à Rome, les faux semblants, les mensonges, les trahisons, les omissions, les envies charnelles, les baisers fougueux, les souvenirs heureux et les sentiments ambigus. Vous l’aurez compris, Léonard Lasry chante les « Je t’aime » et les « Il était une fois ». Et il le fait comme personne.

Un album mélancolique et éminemment romanesque, pour ne pas dire Barbaresque.

Revoir le clip de « À faire comme si » :

Author: Luc Dehon