Ghern, Tout a été inventé pour toi

Ghern, Tout a été inventé pour toi

Ghern publie ce vendredi son premier album « Tout a été inventé pour toi ».

Nous avons croisé le chemin de Jérôme Ghern (ingé son de formation) pour la première fois il y a quelques années déjà avec la publication d’une reprise plutôt très inspirée de la magnifique chanson de Nino Ferrer « La Rua Madureira ». Deux Ep sont ensuite parus. « Réconcilier », dans une veine pop, suivi de « Fortune », dans lequel l’artiste s’aventurait sur des chemins déjà plus folk, teinté de rock.

Ghern publie aujourd’hui avec son premier album intitulé « Tout a été inventé pour toi », un écrin pop et folk pour des chansons emplies de poésie et de mélancolie (ce violoncelle qui parcourt le disque vous prend littéralement par les sentiments) qui délivrent un message d’espoir. Ce premier album, concocté au Studio Bruit d’Avril, recèle de nombreux petits bijoux.

À commencer par les premiers singles qui en ont été extraits (« Beau Futur », « La Chaise d’Emeraude » et la chanson titre « Tout a été inventé pour toi »), qui dévoilent à eux seuls un bel éventail de l’album. Mais que dire de ces titres restés encore dans l’ombre ? « La fille à la moto », titre fabuleusement féminin, donne des ailes quand « Météo France » s’interroge sur le Pays des Droits de l’Homme et « Rien dans les poches » s’inscrit dans un climat sociétal inquiétant. « Ghernada » et « Il ne faut jamais rien raconter » jouent quant à elles la carte de la nostalgie heureuse. Mention spéciale à l’exercice de style « En attendant Jodo », ballade introspective spleenienne du plus bel effet, et à la dernière plage « Le 1er », 5 minutes 03 d’une odyssée pop qui ne fait que commencer.

Avec « Tout a été inventé pour toi », Ghern livre un très (très) beau premier album. L’artiste chante la poésie du quotidien. Les blessures, les obstacles et les multiples facéties que la vie nous joue, mais aussi – et surtout – les bonheurs et les joies qu’elle nous procure et que l’on est, tous autant que nous soyons, en droit de provoquer.

Quand le moral est en berne, se dire que tout a été inventé pour nous est une sacrée béquille. Dire que le futur sera beau est probablement utopique. Mais y croire est peut-être encore plus important. Et rien ne pourra jamais nous empêcher de rêver.

Author: Luc Dehon