Stefano Di Battista, Morricone Stories

Stefano Di Battista, Morricone Stories

Le saxophoniste italien Stefano Di Battista publie ce vendredi « Morricone Stories », un vibrant hommage à l’œuvre d’un génie de la bande originale.

Ennio Morricone nous a quittés il y a un peu moins d’un an. Il laisse une œuvre considérable rassemblant les bandes-son de plus de cinq cent films. Beaucoup de ses thèmes sont devenus des classiques. Stefano Di Battista lui rend hommage aujourd’hui et publie cette semaine un album teinté de notes jazzy dédié à son œuvre.

Pour mener à bien ce nouveau projet, Di Battista s’est entouré de son groupe composé d’André Ceccarelli (à la batterie), Frédéric Nardin (au piano) et Daniele Sorrentino (à la contrebasse). L’artiste ne s’est pas contenté de donner de nouvelles couleurs aux grand classiques de Morricone, même si l’opus en est émaillé (on y trouve notamment « Le bon la brute et le truand », « Peur sur la ville », « Metti, una cena a sera » ou le fameux « Deborah’s theme » d’« Il était une fois l’Amérique »).

Non, il a été chercher dans l’immense répertoire de Morricone des titres peu, mal voire pas du tout connus du grand public, afin de donner un panorama le plus large possible de l’influence Jazz dont Morricone a fait preuve. Parce que c’est ce qui ressort de l’écoute de cet album, c’est ce sens inné du jazz dans des compositions qui, pour la plupart, n’avaient rien à voir avec a priori. L’opus est en outre émaillé d’un titre inédit, « Flora », que le maître avait confié à Di Battista.

Il est toujours difficile et hasardeux de s’attaquer à une icône. Stefano Di Battista le fait ici avec beaucoup de respect et un talent fou. Il ne fait pas revivre ces thèmes (ils n’en avaient pas besoin non plus), mieux, il leur apporte de nouvelles couleurs à la fois chatoyantes et feutrées.

Morricone avait-il l’âme d’un jazzman ? C’est en tout cas ce que laisse penser cet enregistrement de Stefano Di Battista.

Author: Luc Dehon