INTERVIEW – Rencontre avec Félix de No Money Kids

© No Money Kids

Les No Money Kids reviennent ce vendredi avec « Factory », un excellent quatrième album qui évoque, comme son nom l’indique, la thématique de l’usine et le quotidien d’un ouvrier, sans jamais tomber dans une espèce de misérabilisme ni de militantisme. Nous avons contacté Félix afin d’en savoir plus sur ce projet élaboré pendant une bonne partie du confinement. Confinement, qui a stoppé le Neverending Tour en pleine dynamique et amené les Kids à travailler différemment. Actuellement en tournée, les No Money Kids se produiront notamment le 3 mars prochain sur la scène du Trianon.

Que s’est-il passé à la suite de la sortie de « Trouble » ? Quel a été le terreau de « Factory » ?

Nous avons travaillé différemment sur ce disque. Et clairement, pour nous, « Trouble » nous a ouvert de nouvelles pistes. Je pense que chaque album ouvre la piste du suivant, d’une certaine manière. Mais très honnêtement, « Factory » n’aurait jamais pu voir le jour tel qu’il est aujourd’hui sans « Trouble ». Nous avons fait ici un travail de studio comme nous n’en avions jamais fait. Et surtout, sur scène, on a vraiment exploité de nombreuses pistes. Tous les univers de l’album, nous avons essayé de les restituer au mieux sur le live. C’est un très gros travail que nous avons fait à la sortie de « Trouble » et qui a débouché sur deux années de tournée pour le moins intenses.

La tournée qui a suivi la sortie de « Trouble » a été stoppée net en raison de la crise sanitaire.

Oui, elle a été complètement stoppée. On a repris un peu, mais malheureusement toutes les dates annulées n’ont pas pu être reprogrammées. C’est dommage. Il nous reste un sentiment d’inachevé.

Comment l’avez-vous vécu ?

Honnêtement, très mal. Avec Jean-Marc, on a commencé à travailler ensemble parce que nous aimons plus que tout le rapport à la scène et tout le travail que ça engendre. Notre but final, quand nous travaillons sur un nouveau disque, c’est le partager avec les gens sur scène. Sans ce partage, notre travail n’a aucun sens. Du moins, beaucoup moins. Une grosse partie de notre job, c’est donner du plaisir, provoquer des émotions ou des sensations. Amener les gens vers quelque chose qu’ils n’ont pas l’habitude de vivre dans leur quotidien. Et nous non plus, d’ailleurs. Nous extirper du quotidien, via la scène, nous a augmentés d’une certaine manière.

No Money Kids, Factory
No Money Kids, Factory

Le premier confinement tombe en mars 2020 et la tournée « Trouble » s’arrête. Vous avez déjà de la matière avec Jean-Marc ? « Factory » est déjà dans les tuyaux ?

À cette époque, nous avions quatre morceaux… que nous avons écartés au final, mais qui nous ont lancés sur la voie de la thématique de l’usine.

C’est quoi justement le point de départ de « Factory » ?

Clairement la lecture de différents ouvrages d’auteurs qui ont écrit sur la thématique de l’usine. Notre première idée avec Jean-Marc a été de rendre hommage au quotidien d’un ouvrier sans rentrer dans le misérabilisme. Nous souhaitions vraiment aborder cette thématique-là. « Factory », c’est un sample de la journée de travail d’un ouvrier. Et de mon cousin très précisément, pour ne pas le citer. (sourire) Voilà le point de départ de l’album. Ces quatre premières chansons dont je te parlais ont été le point de départ des sonorités que nous voulions développer. La conjoncture a fait que nous avons eu beaucoup plus de temps que prévu en studio, et donc, nous avons tout refait des milliers de fois. On a créé une trentaine de chansons. Quand il a été question d’établir un tracklisting, nous avons dû faire un énorme tri. (sourire)

Quels sont les ouvrages qui ont inspirés « Factory » ?

Le point de départ, c’est clairement « L’établi » de Robert Linhart. Et ensuite, la rencontre avec Joseph Ponthus. J’ai beaucoup aimé son premier roman, « À la ligne », et j’ai eu la chance de pouvoir discuter pas mal avec lui. Il y a aussi un essai sur l’art qui m’a pas mal chamboulé… Finalement, ce sont tout un tas d’ouvrages qui m’ont vachement inspiré. Et puis, dans ma famille, nous avons une culture ouvrière. Tous mes grands-parents ont été à l’usine, par exemple. Moi, j’ai eu la chance de ne pas être obligé d’y aller pour gagner ma vie. Tout cet héritage familial a clairement inspiré « Factory ».

Le confinement a remis en question tous les schémas dont vous aviez l’habitude depuis la création du groupe. Ce temps dégagé a redistribué les cartes de création d’une certaine manière.

Clairement. Et ça a mis beaucoup de choses en perspective. Nous nous sommes rendu compte que nous n’étions pas intouchables et qu’en très peu de temps, notre vie pouvait basculer et que nous devions changer notre façon de penser et d’être. Déjà dans notre vie de tous les jours, comme tout le monde d’ailleurs, mais dans notre travail de musicien également. Nous nous sommes posé des questions qui ne nous seraient jamais venues à l’esprit auparavant. Et a posteriori, nous apprécions d’autant plus le fait de pouvoir reprendre la route aujourd’hui parce qu’il y a eu cette coupure, qui a été une vraie déchirure pour nous. Elle nous a replacés au centre d’un travail auquel nous souhaitons apporter du sens. Un sens qui avait peut-être été un peu perdu au fil du temps.

En règle générale, qui amène quoi ? Et est-ce que là aussi, avec le confinement, vous avez été amenés à bousculer vos habitudes de travail ?

(sourire) Nous sommes restés assez classiques dans notre manière d’aborder les titres. J’amène toujours une chanson brute, un guitare/voix avec une ligne de chant et une harmonie en dessous. Ensuite, avec JM, on retravaille le truc et il s’occuper de la production. Ça, c’est le schéma classique. C’est une espèce de dialogue qui se fait au fil du temps. Nous sommes restés sur ce même schéma. Par contre, ce qui a changé fortement, ce sont toutes nos habitudes en studio. Nous avions par exemple l’habitude d’enregistrer telle guitare de telle manière avec tel ampli et tel micro. Là, tout a été bouleversé. On a fait des prises dans la maison de JM qui est en quelque sorte le manoir dans lequel nous faisons toutes nos expérimentations. Du coup, on a fait des prises qui sur le papier ne donnent pas grand choses, qui, au final, ajoutent un petit grain de sel à la production. Nous nous sommes permis de tout chambouler sauf le point de départ.

Finalement ces petits détails nourrissent le projet… et les suivants.

Forcément. Nous sommes sans cesse à la recherche de renouveau. Le prochain album, je pense que nous l’enregistrerons au même endroit avec les mêmes instruments et peut-être même aux mêmes heures, mais il ne sera jamais pareil. Chaque jour, on se nourrit de différentes choses… D’ailleurs quand nous avons terminé notre travail sur « Factory » et que nous avons écouté les premières prises, nous avons été assez critiques à leur égard. Ce qui est difficile avec un album, c’est de mettre un point final et se dire « Voilà, on a mis ce qu’on a voulu dire. Là, on s’arrête ». Et je pense que ça ne nous est jamais arrivé sur No Money Kids d’avoir pu mettre un point final comme nous l’avons fait pour « Factory ».

Finalement, « Factory » a été, dû à la conjoncture, l’album qui aura été le plus long à produire. Les trois premiers albums ont été publiés sur une période de quatre ans, « Factory » aura mis trois ans pour être mis en boîte.

C’est clair. Nous n’avions jamais mis autant de temps sur un projet. Et ça a clairement changé beaucoup de choses. On a eu le luxe de pouvoir se pencher sur l’expérimentation en studio que nous avions fort peu partiquée auparavant. La Covid nous a donné ce luxe-là.

L’épisode Covid aura eu du bon artistiquement parlant.

Oui. Et même dans d’autres domaines ! J’ai pu passer beaucoup plus de temps avec ma femme et ma fille, et ça m’a fait un grand bien. Au bout du compte, cette Covid nous a permis à tous de nous recentrer. Et puis, tout a changé aussi. Je prends l’exemple tout bête des concerts, nous n’avons toujours pas pu reprendre notre rythme d’avant. Pareil pour la promo. Nous n’avions quasiment jamais fait d’interviews téléphoniques. Là, c’est devenu la règle, ou presque. Tout ça fait partie d’un ensemble de changements, positifs ou négatifs. En tout cas, en ce qui nous concerne, cet épisode nous a permis d’avoir un recul incroyable sur nos compos.

La tournée a repris depuis un moment. Jouez-vous déjà les morceaux de « Factory » sur scène ? Comment ça se passe ?

Oui, on a déjà commencé ! (sourire) Dès le premier concert post-Covid, nous nous sommes lancés dans la créa scénique. On teste les titres au fur et à mesure. Nous avons une date butoir, le 3 mars au Trianon, qui sera la date officielle de sortie d’album à Paris. Donc, d’ici-là, nous allons tester moult et moult choses. La moitié du set de « Factory » est déjà bien ficelée au jour d’aujourd’hui.

Confronter les chansons au public pourrait vous donner envie, si c’était possible, de modifier des choses sur les versions studio ?

Ah oui, clairement ! C’est ce qui fait que notre premier album restera toujours un peu à part dans notre discographie. Tous les titres ont été créés sur scène. On avait au départ un couplet, un refrain et un pont. Et on a tout de suite été sur scène avec. On a enregistré tout ce qu’on a fait. Ce n’est qu’après, en studio, que nous avons remis le tout au propre. Tout le premier album s’est construit comme ça. Et donc, peut-être par nostalgie, nous nous sommes dit que nous devions reprendre ce processus de création sur « Factory ». C’est pour ça que très rapidement, nous avons intégré les nouveaux titres dans notre setlist. Ce n’est que sur scène que tu as un retour précis sur ce que tu as fait en studio. Le retour du public ne trompe jamais. Un arrangement qui fonctionne avec le public est le bon. Donc, après être repartis sur scène, nous sommes rentrés à nouveau en studio pour modifier différents titres…

Un troisième Kid vous rejoint sur scène, Greg Demson.

Oui, à la batterie. Ça fait un an et demi qu’on travaille avec lui. Ça faisait un moment que l’idée d’intégrer un troisième larron dans l’équipe était en gestation. Nous ne savions pas qui, ni comment, l’intégrer. Et la réponse s’est faite avec l’enregistrement de « Factory », où, sur chaque titre, on retrouve des samples de batterie. Donc, quand on a anticipé la créa de la prochaine tournée, l’intégration d’un batteur s’est un peu imposée à nous. Il nous fallait un batteur pour appuyer les boucles sur scène. On a contacté Greg dont on appréciait beaucoup le travail sur Steve Amber. Il a accepté de venir se greffer à nous sur la tournée. On a donc mis en place un set hybride, en gardant l’électro tout en ajoutant de la vraie batterie, ce qui donne un mélange inédit sur scène en ce qui concerne No Money Kids et qui nous plait énormément.

Un mot sur les clips et l’image qui accompagne No Money Kids. Quel est votre rapport à l’image ?

Déjà quand je compose une chanson, j’ai tout de suite des images, une ambiance et des personnages qui me viennent à l’esprit. C’est toujours une scène assez précise qui m’inspire une chanson. J’ai une imagination assez visuelle et c’est toujours ça le point de départ d’une chanson. JM, lui, dans les arrangements a ce même rapport à l’image. Nous évoquons d’ailleurs souvent ces images quand nous travaillons sur un morceau. Nous avons donné, par exemple, à certaines caisses claires un nom bien précis. Chaussette, etc… (sourire) Tout simplement parce qu’un son nous évoque tout de suite des images qui nous accompagnent après tout au long du processus de création. La première fois que nous avons posé notre musique sur des images, le court-métrage d’un ami, on a remarqué que ça fonctionnait directement. Cette confrontation de l’image et de la musique, c’est quelque chose d’essentiel dans notre projet. En ce qui concerne les clips, nous travaillons avec différents réalisateurs.

Beaucoup de titres de « No Money kids » ont été placés dans des séries et dans des films, j’imagine que c’est une source de fierté pour vous.

Clairement ! (sourire) La première fois qu’on nous a contactés, c’était pour Banshee, pour la clôture d’un épisode. Quand on nous a dit qu’une grosse production américaine allait prendre un de nos petits morceaux qu’on avait fabriqué avec nos petites mains pour le diffuser mondialement, on a trouvé ça complètement dingo ! (rire) Arriver à ça, c’était impensable. Puis, ça a continué, pour des films prestigieux avec Al Pacino, Anthony Hopkins… à chaque fois, c’est assez dingue. J’ai toujours cette image de ce petit garçon qui jouait de la guitare dans sa chambre, moi en l’occurrence… à aucun moment je n’aurais pu penser que ma musique aurait fini sur la bande originale d’un film américain… C’est formidable.

Ça met une certaine pression quand on bosse sur un clip, non ?

Très franchement, on ne se met pas trop de pression en règle générale (éclats de rire). Au départ, nous avons créé No Money Kids en se disant très clairement que nous n’allions pas nous faire ch*** avec des codes et des carcans. On a d’ailleurs mis longtemps à nous trouver une étiquette pour nous cataloguer, puisque c’est d’usage… En fait, la pression, on ne se la met pas. À côté de ça, nous sommes tous les deux de gros bosseurs, on travaille énormément sur notre projet. Mais jamais sous pression. Jamais.  Après, en ce qui concerne précisément les clips, nous travaillons avec différents réalisateurs, nous échangeons avec eux. On essaye toujours que leurs idées coïncident avec notre vision du morceau, c’est certain. Après, ils font leur job et nous le nôtre. Du coup, ça ne nous met pas de pression. Nous sommes des musiciens et pas des artistes à 360° qui s’occupent de tout. Nous faisons juste ce que nous savons faire, c’est-à-dire de la musique, l’enregistrer, la mixer, la masteriser et la jouer sur scène. Tout le reste, nous déléguons à des gens dont c’est le métier, tout en gardant notre droit de regard sur l’artistique, bien entendu.

Tu viens de me dire que quand vous vous êtes lancés dans l’aventure No Money Kids avec Jean-Marc, vous vouliez échapper à toute étiquette. Or, les médias vous ont rapidement collé celle de « Blues électro ».

(rires) Et finalement, elle colle bien à notre projet. Comme quoi !? (sourire) Cette étiquette ne nous dérange pas dans le sens où le point de départ de No Money Kids, c’est le mélange de l’électro et du blues. Et puis, après toutes ces années, le blues reste toujours une de nos sources d’inspiration principales. On est toujours à chercher des timbres, à aller piocher dans l’électro et le blues. Donc, au final, cette étiquette est assez juste.

Un mot sur le visuel de « Factory », qui en jette vraiment ! Vous n’êtes pas tombés dans la facilité d’une photo urbex, par exemple. Et il colle finalement parfaitement avec le propos du disque.

On a mis pas mal de temps avant de trouver cette pochette… Comme on a été très influencés par l’usine et l’atmosphère des outils, des colonnes… On avait toute cette imagerie de l’usine qui était fortement présente pendant tout le processus de création. Et là, on s’est posé la question du visuel. Fallait-il mettre une usine ? Fallait-il la suggérer ? La personnifier ? Bref, on a eu tout un cheminement et une réflexion à ce propos. Et puis, cette photo est arrivée et ça a été une révélation. Finalement, c’est la photo qui s’est imposée à nous. Elle est intrigante, fascinante… Comme nous ne voulions pas tomber dans le reportage ou le militantisme à deux balles, une photo d’usine n’aurait pas du tout fonctionné. Elle aurait imposé une image que nous ne souhaitions pas imposer aux auditeurs. Ce mec enfumé collait bien avec notre discours finalement.

Contrairement à d’autres groupes, vous n’avez jamais mis vos deux têtes en visuel…

C’est vrai, on n’a jamais souhaité le faire. Depuis le début, ce sont des nanas qui figurent sur nos pochettes. On n’est pas trop dans la personnification avec JM.

No Money Kids a six/sept ans aujourd’hui. Quel regard jettes-tu sur ce parcours plutôt très riche ?

Ça fait sept ans pour No Money kids, mais plus de dix ans que nous bossons avec Jean-Marc sur d’autres projets. On se dit souvent avec JM que nous avons eu de la chance. Peu importe ce qui arrive demain, on aura eu beaucoup de chance. À aucun moment dans ma vie, je n’aurais pu penser que j’allais vivre de ma musique. Nous avons eu la chance aussi, à chaque fois, de tomber sur des équipes géniales qui nous ont amenés toujours plus haut. Je pense notamment à Roy Music et Dionysiac. Du coup, on a eu un parcours ultra riche et si tout devait s’arrêter demain, ce serait déjà formidable. On a eu beaucoup de chance et on continue d’en avoir. C’est génial d’avoir à nos côtés une équipe solide. Et puis, tu sais, j’ai envie de te dire qu’artistiquement, on n’a jamais su où aller, mais on l’a toujours fait. On a toujours tout fait au feeling, avec le cœur, et sans jamais se mettre de pression comme je te le disais tout à l’heure. Et finalement, ça nous a bien réussi. Aujourd’hui, on a plein de gens qui nous suivent, on a des tournées assurées et des partenaires qui nous font confiance. C’est super. Et tout ça s’est fait assez simplement finalement. Naturellement, ai-je envie de dire. Ça nous permet de rester inspirés et d’avoir constamment de nouvelles envie. Là, nous sommes déjà repartis sur un nouvel album qui sera dans un tout autre univers. Finalement, ça ne s’arrête jamais. On a toujours envie d’aller plus loin tous les deux. Après quelques années, souvent, dans un groupe, une certaine forme de lassitude s’installe, cette impression qu’on a fait le tour de ce qu’on avait envie de dire ensemble. Eh bien, avec JM, c’est tout l’inverse, plus le temps passe et plus on a de nouvelles envies. Et ça, c’est vraiment chouette.

C’est bien entendu trop tôt pour en parler, mais quid de ce prochain album ?

On a donné tellement en tournée que le fait de devoir nous arrêter avec la crise sanitaire a fait que toute cette énergie, nous l’avons mise dans le studio. Nous ne nous sommes pas arrêtés. Depuis le début de cette crise, on se voit toutes les semaines et nous maquettons quelques titres. Du coup, c’est une cadence de travail qui fait qu’on a une vision sur le prochain album. Ça se dessine assez précisément. Mais c’est effectivement trop tôt pour en parler.

Dans quel état d’esprit êtes-vous en ce moment avec la reprise de la tournée et cette sortie d’album qui se profile ?

Sans revenir à chaque fois sur cette crise sanitaire (mais ça nous a tous marqués quand même !), le fait de repartir en tournée nous a fait un bien fou. Nous avons sur chaque date une petite pression que nous avions perdue au fil des années, par habitude, tout simplement. On était sur la route la tête dans le guidon. Et là, cette parenthèse nous a obligés à nous poser pour réfléchir à plein de questions. Du coup, on a modifié plein de choses, et là, on a hâte de les expérimenter sur scène. C’est ça l’état d’esprit du moment. C’est voir ce qui ressort de cette période un peu pourrie que nous venons de vivre et, surtout, avoir le retour du public.

Propos recueillis par Luc Dehon le 12 octobre 2021.
Photos : DR

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Author: Luc Dehon