Interview – Rencontre avec Checler

Checler © Fifou

Jérémy Checler s’apprête à publier ce vendredi un excellent deuxième EP et se produira sur la scène du Café de la Danse le 1er mars prochain. Nous avons été à la rencontre de l’artiste afin d’en savoir plus sur ce projet qui fait suite (deux ans plus tard) à un premier EP qui avait plutôt très bien fonctionné. L’occasion d’évoquer ces deux années de tâtonnement pour l’artiste, dû à la pandémie, et le projet d’un premier album qui devrait voir le jour dans les prochains mois.

Tu parles de tes parents dans cette nouvelle chanson « Papa Maman », et notamment de ton père qui t’a fait découvrir Gainsbourg. Tes parents portaient-ils beaucoup d’intérêt à la musique ?

Mes parents n’étaient pas du tout musiciens, mais mon père a toujours accordé beaucoup d’importance à la musique. Il avait une culture musicale pas forcément très élitiste (sourire), je veux dire par là que sa culture musicale était dans l’air de son temps. Mon père était un jeune des années 80, donc il écoutait ce qui passait sur la bande FM. Il y avait de la chanson et de la variété française, tout ce qu’il y a de plus classique, du Cabrel, du Souchon, du Brassens, du Gainsbourg… Et d’un autre côté, il y avait Dire Straits, Genesis, etc… Il écoutait aussi un peu de Disco.

Checler, EP Jeremy
Checler, EP Jeremy

J’ai lu dans ta bio que tu avais écrit tes premiers textes à l’âge de sept ans. Que représentait l’écriture pour toi à cette époque ? Un jeu ? Un journal intime ?

Je pense un peu des deux. J’avais besoin d’exprimer des choses. J’étais déjà hypersensible, et peut-être même plus. J’étais un petit garçon à fleur de peau à cette époque, et j’avais besoin de poser des mots sur mes émotions. À côté de ça, ça m’amusait aussi. Il y avait déjà une dimension ludique. J’aimais jouer avec les mots. En fait, je venais d’apprendre à écrire et je voulais me servir de cette « nouveauté ». (sourire)

Pour te paraphraser, l’écriture était-ce un remède ?

On peut dire ça. En tout cas, ça m’occupait et ça me faisait du bien.

Tu as commencé à jouer de la guitare dans la foulée. Une envie de chanter ou de rapper ?

Rapper, certainement pas. J’étais vraiment en dehors de toute cette culture-là à cette époque. Je n’ai jamais écouté le moindre artiste de rap étant enfant. Après, le chant, oui, ça m’attirait. Rapidement après avoir commencé à écrire des textes, j’ai eu envie de fredonner. Et ce, même bien avant d’apprendre à jouer de la guitare. Comme mon père chantait un peu tout le temps à la maison, c’était naturel pour moi. Après, dès que j’ai eu ma première guitare entre les mains, je me suis passionné pour l’instrument. Je l’ai énormément bossé au lieu de jouer à la console comme le faisaient tous les autres gamins. Très rapidement, elle s’est imposée à moi pour composer. Finalement, tout ceci était très instinctif. C’est très difficile de t’expliquer ça rationnellement aujourd’hui, mais c’était un réel besoin personnel.

Tu gardais ça pour toi ou tu jouais déjà avec des potes ?

À cette époque, jusqu’à mes dix/onze ans, je chantais devant ma famille et ce genre de choses. Je devais d’ailleurs leur casser les oreilles ! (éclats de rire) C’est un peu après que je suis allé jouer avec des petits groupes. J’ai tenu à essayer de faire de la musique avec d’autres assez rapidement. J’ai monté pas mal de petits groupes, j’avais ça en moi.

Checler © Fifou
Checler © Fifou

Que se passe-t-il par après ?

J’ai donc commencé à chanter des trucs dans la veine de ce que mes parents écoutaient. Après, à l’adolescence, je suis plus parti dans le rock. J’ai monté pas mal de groupes de rock, dont un qui a duré jusqu’à ma terminale. On a eu une sacrée expérience de scène. On a joué dans la région PACA où j’habitais, mais aussi à Paris, au Maroc, en Allemagne… On a fait vraiment beaucoup de dates et c’était vraiment formateur. J’ai acquis une putain d’expérience. On avait une bonne raison de vivre notre adolescence. On était dans un réel tourbillon. On était tous super proches, on avait de grandes ambitions et de grands rêves. Tous n’ont pas aboutis, mais ce n’est pas grave ! (sourire) En parallèle, j’ai continué mes cours de guitare. Je suis rentré dans différents conservatoires de musiques actuelles. Mais rien de classique, j’ai essayé une fois et j’en suis parti au bout de trois mois !

Après, c’est le bac, et tu veux te professionnaliser.

Voilà ! Mon bac en poche, je savais que c’était dans cette direction que je voulais aller. J’ai fait une école de musique Jazz à Salon pendant deux ans, tout en continuant mes cours de guitare. Après, j’ai fait un an de musicologie à la fac.

Après, tu montes à Paris.

Tout à fait, je suis monté à Paris pour terminer mon cursus. J’ai fait trois ans de conservatoire. Comme tu peux le voir, j’ai vraiment fait des études de musique bien comme il faut. Dans l’ordre, et tout et tout… (sourire)

Le rap, il arrive quand dans ta vie ?

Vers 17 ans, quelque chose comme ça, ça a commencé à m’interpeller. C’est à cette époque, alors que j’étais encore dans mon groupe de rock, que j’ai commencé à écrire mes premiers textes de rap. J’ai du enregistrer au moins trois EP… qui ne sont jamais sortis et qui ne sortiront jamais heureusement ! (rires) Il faut expérimenter, n’est-ce pas ?… Bref, après, on a arrêté le groupe, et je me suis mis dans mes propres musiques. J’ai suivi ce que j’avais envie d’écrire. Il m’a fallu un bon moment pour apprécier et découvrir la culture rap.

Checler © Fifou
Checler © Fifou

Tu rencontres Eliott Sigg à Paris.

Oui, mon pote Eliott ! Nous nous sommes rencontrés au conservatoire. On a commencé à faire de la musique ensemble et nous ne nous sommes jamais quittés puisqu’il travaille aujourd’hui encore à mes côtés. C’est lui qui réalise la plupart de mes tracks. On a fait pas mal de choses assez nulles au départ, c’était il y a six ans, quelque chose comme ça. À force de fouiller, de chercher, d’expérimenter, on a avancé et nous avons publié un premier Ep il y a deux ans.

Parlons-en de ce premier EP paru quelques mois avant le premier confinement. Qu’en retiens-tu ?

Il a bien fonctionné… surtout un morceau ! (rires) Je suis encore assez fier des morceaux qui figuraient dessus. Je ne l’écoute plus trop aujourd’hui… c’est dû à mes psychoses personnelles !…  (éclats de rire) Il m’a permis en tout cas de faire pas mal de dates, il s’est passé beaucoup de choses assez sympas autour de cette sortie. J’ai pu faire mes armes, c’était vraiment chouette.

Il y a eu une belle dynamique autour de cette sortie… et puis paf ! La Covid est passée par là et elle a redistribué les cartes…

Paf ! Comme tu dis… On était effectivement sur une belle dynamique, on songeait sortir un album, mais on n’a rien pu enchaîner comme on l’avait escompté. Je venais de signer en label, je commençais à exister et à me construire en tant qu’artiste, et même au niveau relationnel. C’est à cette époque que j’ai commencé à travailler avec des équipes pros, etc… Mais la pandémie et le premier confinement sont passés par là. On a beaucoup réfléchit à ce qu’il fallait faire. On voulait ressortir un deuxième EP puis un album dans la foulée, et finalement, on a opté pour sortir des tracks séparément. Sans live, c’était très compliqué de promotionner tout ça et de continuer à occuper le terrain. Toute la dynamique mise en place s’est effondrée… et… on a fait comme on a pu !… Comme ça a été le cas pour beaucoup d’artistes, d’ailleurs. On a avancé au jour le jour et au son le son, avec de temps un temps un petit clip. On a avancé dans le flou pendant un bon moment. Il y a eu beaucoup de changements dans la direction à prendre. On a tâtonné beaucoup, en fait. Ça a été une période assez difficile à vivre. Le projet a stagné complètement, voire est même redescendu un peu. Donc, clairement, il y a eu un gros sentiment de frustration. Tout ce qui était en train de prendre suite à la sortie du premier EP est plus ou moins retombé. Ce qui a été dommageable, c’est surtout le fait de ne pas pouvoir le défendre sur scène. Et quand les scènes ont pu reprendre… bah, la dynamique était moins présente. Du coup, oui, un gros sentiment de frustration ! Ça a été un peu… et même beaucoup… compliqué !

Du coup, j’imagine que ce deuxième EP, tu as hâte qu’il sorte.

Oh oui ! J’espère qu’il va relancer la machine !…

On trouve quoi sur cet EP, justement, des chansons « confinées » ou des chansons écrites avant ?

Il faut savoir que dans le milieu musical, nous avons, souvent, nous artistes, un peu d’avance sur les projets que nous publions. En tout cas, c’est mon cas, et j’ai toujours pas mal d’avance sur ce que je crée par rapport à ce que je sors. J’ai d’ailleurs toujours une petite frustration de ne pas publier les dernières choses que j’ai créées, mais c’est comme ça ! (sourire) Bref ! Cette avance, elle s’est amplifiée avec la pandémie et les différents confinements. Du coup, ce deuxième EP est plutôt un florilège de morceaux qui ne sont pas tout jeunes… La plupart ont été écrits il y a fort longtemps. Plus de trois ans pour certains. Le plus récent doit être « La vie est belle », qui est sorti l’année dernière et a été écrit il y a un an et demi, quelque chose comme ça. Donc, oui, ce sont de vieux morceaux, mais n’empêche que je suis fier de les sortir aujourd’hui et que je les revendique. Mais… il était temps, quoi ! (rires) Pour la petite histoire, ce sont des titres qui auraient dû se retrouver dans l’album qui n’a jamais vu le jour. Un album de quinze titres qui aurait dû sortir il y a un an et demi. Du coup, là, je suis reparti sur de nouveaux sons, de nouvelles envies et c’est parfois un peu compliqué. En fait, cet EP, ce sont des titres que j’ai extraits de la tracklist originale de l’album en me disant qu’il fallait repartir d’un certain point. Ce sont six titres qui ont vraiment une cohérence entre eux et qui vont me permettre, je l’espère, de relancer la machine.

Checler © Fifou
Checler © Fifou

Si on lit entre les lignes, c’est un EP de transition qui va permettre d’occuper et repréparer le terrain pour arriver rapidement avec du neuf.

C’est un peu ça. On a tellement bafouillé et tâtonné dans tous les sens pendant ces deux dernières années, qu’il faut recentrer le projet. J’ai tout de même sorti des tracks qui n’avaient pas grand-chose à voir avec les autres. Il y a du rock, du rap, de la variét’… C’est un grand bordel en fait, mais c’est dû au fait qu’on a beaucoup cherché et expérimenté. Au final, il fallait, avec ce nouvel EP, recibler le projet et revenir avec quelque chose de cohérent, logique et évident. Et ce qu’il y avait de plus évident, c’était ces histoires-ci… On s’est donc recentré sur mon côté « chanson », avec des morceaux un peu lourds, un peu longs parfois, mais avec un facteur émotionnel fort. Mais c’est volontaire, parce que c’est ce que je suis à la base. J’écris des chansons avec du texte et pas mal de choses dedans. On a gardé un petit côté rap, tout en restant très chanson pop dans l’ensemble. Du coup, derrière, on va redévelopper de nouvelles choses, de nouvelles approches… Mais je souhaitais, dans un premier temps, revenir à la source avec ce nouvel EP. En plus, avec l’expérience, je sais ce qui plait aux gens. Par exemple, ce sont les titres « Quand arrive mon train » et « Conversation » qui ont le plus marché. Deux morceaux hyper introspectifs et chargés émotionnellement parlant.

C’est un peu la réflexion que je me suis faite. Ces six chansons sont vachement autobiographiques, un peu comme les chansons qu’on pourrait retrouver sur un premier EP ou un premier album. Je vais même aller plus loin, et ça n’engage que moi, j’ai l’impression qu’elles te sont encore plus personnelles et intimes que celles que tu as publiées sur le premier EP. J’ai l’impression que tu t’y mets plus à nu.

(sourire) Ce n’est pas faux. Je n’ai pas forcément le recul nécessaire pour aller dans ton sens ou pas, mais je comprends parfaitement ce que tu dis. Je ne sais pas si ces chansons sont beaucoup plus intimes et personnelles que celles qui figuraient sur le premier. Mais c’est en tout cas la direction que nous avons souhaité prendre, me resituer, me représenter au public d’une certaine manière. Voilà l’artiste que je suis, et après, je vous réserverai de nombreuses surprises. Pour abonder dans ton sens, on pourrait dire que c’est un peu un premier EP Bis, ce deuxième EP…

Checler © Laura Gilli
Checler © Laura Gilli

J’aimerais mettre arbitrairement le focus sur un de tes nouveaux morceaux, « L’extincteur », de mon point de vue LE morceau important de ce deuxième EP… Dans quel mood l’as-tu écrit ?

C’est pas le plus léger ! (rires) C’est en tout cas un morceau que j’ai écrit bien avant la pandémie. Et c’est amusant de voir que quelques années après son écriture, il trouve toute sa cohérence lors de sa sortie. Comme beaucoup de monde, je suis inquiet. Vers où va-t-on et vers quoi l’humanité se dirige-t-elle dans les années à venir ? Sauf que contrairement à tout le monde, j’ai du temps. Je suis intermittent du spectacle et donc, je passe pas mal de temps chez moi à écrire des chansons et être dans une démarche de création… J’ai donc le loisir d’écouter de longues conférences et m’intéresser en profondeur à tout un tas de choses. À cette époque, je m’intéressais vraiment à ce courant de la collapsologie. Je me suis farci des heures et des heures de conférences de Pablo Servigne, Jancovici, Aurélien Barrau, etc… J’ai développé à cette époque une forme d’anxiété. J’ai eu l’envie et le besoin d’en parler en musique. J’ai cherché comment en parler, sans faire un déferlement d’analyses scientifiques, sans non plus tomber dans l’écueil de la chanson bêbête « Au secours, la planète est en train de brûler »… Il fallait que je trouve l’entre-deux et le bon équilibre. En toute honnêteté, ça a été un morceau affreux à écrire. Très difficile. Il m’a fallu facilement un an pour l’écrire, ce titre. Ça a été très long et laborieux. Je n’avais jamais passé autant de temps sur un texte. Je ne m’étais certainement jamais posé autant de questions pour écrire un texte. Un coup, c’était trop alarmiste, un coup trop moralisateur, un coup trop bêta… Après un an, je pense avoir trouvé le juste équilibre dans ce que je raconte. Après, je suis convaincu que cette chanson reste imparfaite, mais elle m’a fait du bien. Écrire ce texte m’a permis de me détacher un peu de tout ça. Je pense d’ailleurs que quand j’ai mis le point final, je me suis autorisé à me détacher de tout ça, de tout ce que je ressassais en boucle. « L’extincteur » m’a permis de passer à autre chose. Ça a été un morceau salvateur en ce qui me concerne… (sourire)

D’ailleurs, juste après, on trouve « La vie est belle »…

… pour donner un peu de lest, il fallait bien ça… (rires)

Aurais-tu une petite anecdote à me raconter à propos de l’un ou l’autre titre ?

Je peux te parler de la production de « Battements », le dernier morceau. Je l’ai composé chez moi, sur mon canap’ en train de zoner, sans avoir branché mes enceintes ni rien du tout. Il devait être minuit et quelques… J’ai commencé à jouer sur ma guitare folk et j’ai trouvé quelques harmoniques. Je trouvais ça cool, mais, calé sur mon canap’, j’avais la flemme de tout allumer. J’ai donc lancé un logiciel sur mon ordi et j’ai enregistré ma boucle de guitare avec le micro interne tout pourri de mon ordi. Après, j’ai enregistré les boucles les unes sur les autres et j’ai écrit la chanson comme ça. Au final, quand je suis arrivé en studio, Eliott a kiffé le son de la guitare et il a voulu qu’on la garde telle quelle. Les trois quart de la prod de « Battements », c’est ça, une guitare folk enregistrée direct sur l’ordi sans carte son, sans rien. Après, bien entendu, le son a été retravaillé, mais le grain est resté. Parfois, dans notre démarche de création, on est agréablement surpris d’un son qui a été fait de manière très instinctive. Ce qui reste important dans nos métiers, c’est l’émotion, pas la technique. Il ne faut jamais l’oublier.

Tu seras sur la scène du café de la Danse le 1er mars prochain. Ta première date parisienne depuis La Boule Noire fin 2019…

Ouh là là ! Oui, ça fait un bail !… Il était temps ! (rires) Honnêtement, je suis un peu stressé… Mais en vrai, je suis plus impatient qu’autre chose. J’espère que ça va pouvoir se faire, déjà, et puis que les gens seront au rendez-vous. D’ailleurs, juste après cette interview, je vais aller répéter avec ma violoncelliste.

Quelle formation vas-tu avoir ?

La même qu’à l’origine avant la pandémie. C’est-à-dire mon collègue Eliott Sigg aux machines, claviers, basse et guitare, et Hortense Hérault au violoncelle. Et moi, en guitare/voix.

Vous partagerez la scène avec Carole Masseport. Vous avez deux univers assez différents. Qui a été chercher l’autre ?

C’est Carole qui m’a appelé, tout simplement. Elle souhaitait présenter son album sur scène et elle cherchait une coproduction pour le Café de la Danse. Elle a pensé à moi. J’ai trouvé l’idée bonne. Nous avons donc co-produit la date ensemble. Pour la petite histoire, je suis guitariste pour une chorale dont le chef de chœur est le guitariste de Carole… Donc, nous avions une connexion.

D’autres dates se mettent-elles en place ?

Normalement il y en a une le 10 février au Bouillon à Orléans, mais c’est encore un peu compliqué en ce moment. J’espère en tout cas que la sortie de l’EP va permettre de remettre le live en route. C’est mon souhait le plus cher.

Checler © Laura Gilli
Checler © Laura Gilli

Que va-t-il se passer à court et moyen terme si tout se passe comme prévu ?

Oui, autant prendre des pincettes par les temps qui courent ! (rires) Disons que dans l’absolu, nous avons la sortie de l’EP le 21 janvier et dans le même temps la sortie du clip de « Papa Maman ». Il y aura aussi quelques sessions live pour dynamiser la sortie de l’EP. Normalement, après, si tout se passe bien, il devrait y avoir un premier track de l’album en mars, et l’album en mai/juin.

L’album est déjà donc bien avancé.

Très bien, même. Il existe. La moitié est mixée, l’autre moitié est en mix. J’ai encore quelques petits doutes sur un track ou l’autre. Donc, il reste quelques petites zones d’ombres, mais la tracklist est faite et le travail est bien avancé.

Tu es dans quel état d’esprit à quelques jours de cette sortie ?

La pression monte doucement. Je vois le truc à moyen terme, en fait. J’ai très hâte d’avoir le retour des gens, mais je suis plutôt confiant parce que sur les six titres, trois sont déjà sortis. Je sais donc à peu près quelle va être la réaction des gens qui m’aiment déjà bien et qui me suivent. Ça, ça ne m’angoisse pas trop. Après, ce que j’espère, c’est que ces titres vont rencontrer de plus en plus de monde. Ce deuxième EP, c’est un peu la première pierre d’un gros bâtiment que je vais devoir reconstruire en très peu de temps ! Donc, la pression commence à monter un peu, mais c’est sain ! Je sais que cette première moitié d’année est charnière sur mon projet.

Propos recueillis par Luc Dehon le 14 janvier 2022.
Photos : Fifou (studio), Laura Gilli (session live «Battements »)

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Author: Luc Dehon