Animal Triste, Night of the loving dead

Animal Triste, Night of the loving dead

Animal Triste s’apprête à publier ce vendredi son deuxième album intitulé « Night of the loving dead ».

Revenons un instant aux fondations. Animal Triste marque la réunion de six amis musiciens rouennais issus de différents projets (La Maison Tellier, Darko et RadioSofa). Avec une énergie folle et la furieuse envie de jouer la musique qu’ils aimaient et qu’ils entendaient fort peu sur la bande FM  (largement influencée par le répertoire de Nick Cave, Bruce Springsteen, The Cure ou The Doors), Mathieu, Darko, Fabien, Yannick, Cédric & Seb se retrouvent tous les lundis pour jouer, boire une bière et passer un bon moment. Sauf que, quand on est six musiciens chevronnés comme ils le sont, des rendez-vous informels deviennent vite un side-project, puis un projet à part entière. Animal Triste était né.

Une reprise de Springsteen (« Dancing in the dark ») est publiée, suivie d’un excellent premier album qui voit le jour en fin d’année 2020. Nous avions rencontré à l’époque Mathieu pour en discuter (-> cliquez ici pour (re)lire notre interview de Mathieu Pigné pour la sortie du premier album d’Animal Triste). Difficile de porter un projet comme celui-ci avec des salles fermées et sans réelles perspectives sur le futur. Mais Animal Triste est décidé, pas résigné, il porte haut et fort ce premier disque, dont l’édition vinyle est sold out aujourd’hui. Un beau succès.

Alors que la conjoncture est un peu meilleure mais pas encore au top, Animal Triste remet le couvert en ce début d’année en publiant un deuxième opus, encore plus magistral que le premier. Noir. Terriblement noir. Désespéré. Atrocement désespéré. Mais jouissif. Furieusement jouissif. Dix titres qui font rapidement comprendre que le rock, celui qu’on aime, est loin d’appartenir au monde d’avant. Qu’il est bel et bien là et ne demande qu’à sortir de sa tanière. Notez que le groupe est rejoint sur plusieurs titres par les guitares crépusculaires de Peter Hayes (Black Rebel Motorcycle Club).

Bref, vous l’aurez compris, rien de joyeux dans tout ceci, on est à cent mille lieues de la culture kawai, et pourtant… mama mia ! Que calor ! Que c’est bon ! On s’en délecte !…

Author: Luc Dehon