Florent Marchet : Le monde du vivant, son premier roman

Florent Marchet : Le monde du vivant

Florent Marchet publie son premier roman « Le monde du vivant » chez Stock le 19 août prochain.

Le chanteur a publié pas moins de quatre albums solo (« Gargilesse », « Rio Baril », « Courchevel », « Bambi Galaxy »), a participé à différents projets (« Frère Animal »), a composé pour le cinéma, le théâtre et la télévision (« À moi seule » de Frédéric Videau, « Going to Brazil » de Patrick Mille, « Carré 35 » d’Eric Caravaca, « Je promets d’être sage » de Renan Le Page, « Sans faute(s) » pour Canal Plus, …), a collaboré avec des artistes d’horizons très différents (Sylvie Vartan, Axelle Red, Élodie Frégé, Mélanie Pain, Clarika, Bernard Lavilliers, Calogero, Cyril Mokaiesh…), est monté sur la scène du Théâtre de la Gaîté Montparnasse aux côtés de Patrick Mille l’année dernière (« Relire Aragon ») et a publié plusieurs livres-disques (« Frère Animal » aux Éditions Verticales, « Coquillette la Mauviette » et Noël’s Songs » chez Actes Sud). Artiste pluriel Florent Marchet se révèle aujourd’hui auteur de roman. Il publie le 19 août chez Stock son premier, « Le monde du vivant ».

L’histoire. Jérôme, ancien ingénieur, décide de tout quitter pour devenir fermier bio. Il embarque son épouse Marion et leurs deux enfants à la campagne. Mais le rêve d’une vie ne durera pas longtemps. La vie à la ferme n’est pas aussi idyllique qu’il ne l’aurait pensé. Sa fille Solène lui en veut à mort de l’avoir obligée à quitter la ville. Alors que son épouse se blesse et ne peut plus le seconder, Jérôme fait appel à un « woofeur », le séduisant Théo, pour l’aider à la ferme. L’arrivée de celui-ci va chambouler toute l’organisation de la famille et bouleverser l’existence de Solène, treize ans, qui va, cet été-là, découvrir l’amour…

Florent Marchet livre ici un roman pour le moins engagé. Beaucoup de thématiques autour du monde rural et ses difficultés quotidiennes sont abordées (peut-être un peu à renfort de répétition). Il dépeint la réalité de la vie paysanne, les difficultés financières, les regards des uns et la jalousie des autres, les problèmes liés à la malbouffe, l’engagement dans la filière bio… mais aussi – et surtout – les problèmes existentiels d’une adolescente de treize ans dont les sens commencent à s’éveiller.

Au de-là de ceci, c’est la complexité de la cellule familiale qui est au cœur de ce roman, son éclatement, le fossé entre les générations. La dépression des uns, le mal-être des autres, les idéologies et les problématiques personnelles, et la communication parfois compliquée entre un père, sa femme et ses enfants.

Contre toute attente, c’est Théo, jeune homme aussi attachant que menaçant qui est sans aucun doute le personnage central de ce roman, pourtant secondaire, parce que le plus complexe et le plus ambivalent, et en fin de compte le plus séduisant et fascinant.

« Le monde du vivant » est un roman, certes. Mais surtout une réflexion globale sur une société déboussolée en manque de repères qui vit à crédit et marche sur la tête depuis trop longtemps.

Author: Luc Dehon