INTERVIEW – Rencontre avec Niki Demiller

Niki Demiller © Nicolas Vidal

On a connu Niki Demiller il y a une quinzaine d’années. Il officiait alors au sein de la formation des Brats, groupe de baby rockeurs au début des années 2000. On le retrouve aujourd’hui avec un premier album solo écrit suite à dix années passées en tant que commercial dans l’évènementiel. Sur fond d’esquisse musicale sociale et sociétale, « L’Autopsie de l’homme qui voulait vivre sa vie » nous a profondément émus et touchés. Nous avons donc contacté Niki afin d’en savoir plus sur ce projet amené à se développer encore et encore…

Tu as été ce qu’on appelle un baby rockeur. Tu as fait partie des Brats au début des années 2000. On ne va pas refaire toute leur épopée, ici, ce n’est pas le propos, mais que retiens-tu de cette aventure ?

Ça a été douloureux… beaucoup de déception. J’ai beaucoup mélangé ce qui était amitié et ce qui était show-business. L’adolescence, c’est une époque où on se construit en tant qu’être humain, où on se fait des amis… et moi, c’est une époque où j’ai rencontré des professionnels de la musique qui étaient plus ou moins bienveillants… Donc, ce fut une expérience à la fois merveilleuse, parce que vivre toutes ces choses, c’était formidable, et en même temps douloureuse. Tu sais, j’adore les concerts. Et à cette époque, on en a fait un paquet, et sur des scènes très prestigieuses. C’était incroyable de vivre ça. Mais à 17 ans, tu penses que certaines personnes sont tes amis, alors que ce sont simplement des gens intéressés qui veulent se faire de l’argent… Donc, finalement, ça a été douloureux. Les Brats ont un peu grillé mon adolescence. On n’a fait que travailler, travailler, travailler… En même temps, c’était ma passion, et j’étais certain déjà à l’époque que je ne voulais faire que de la musique.

Niki Demiller, Autopsie de l'homme qui voulait vivre sa vie
Niki Demiller, Autopsie de l’homme qui voulait vivre sa vie

L’aventure des Brats s’arrête vers 2010, juste après la sortie de votre premier album.

Oui. On était à bout de souffle. On n’en pouvait plus. À l’époque, on répétait trois fois par semaine. On ne pouvait pas voir nos copains. On ne faisait que de la musique, ce qui était super, mais à un moment donné, on a tous eu envie d’une vie un peu plus normale. Tout simplement. Et nous nous sommes tous éloignés de la musique.

Tu as enchainé avec un premier EP solo en 2012.

Oui… mais je n’étais pas du tout prêt. Je n’avais pas encore digéré l’expérience Brats… et très honnêtement, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire en tant que chanteur. Du coup, j’ai arrêté la musique pendant un bon moment. Pendant 4/5 ans, je n’en ai plus fait…

Niki Demiller © Nicolas Vidal
Niki Demiller © Nicolas Vidal

Et donc, tu rentres dans la vie « normale », comme on dit…

C’est ça. J’ai expérimenté beaucoup de résignation après les Brats. J’ai 18 ans, et après qu’on ait joué avec Iggy pop & The Strauges au Zénith, j’ai le Bac en poche. Je l’ai arraché in extremis vu que je n’avais jamais pas vraiment pu me consacrer aux études. Le Bac en poche, j’étais épuisé, je n’avais pas l’envie d’entamer des études supérieures. Je suis donc rentré en entreprise directement. Je ne savais pas qu’on pouvait gagner sa vie en étant musicien. Personne ne m’avait jamais parlé d’intermittence… Dans ma famille, ma mère qui était donc artiste peintre, était entretenue par mon père qui travaillait dans la finance. Donc, dans mon logiciel, on avait soit un boulot normal, soit on était artiste et on ne gagnait rien ou pas grand-chose… J’ai donc cherché un boulot pour gagner ma vie. Je suis rentré dans une boîte d’évènementiel. Pendant cinq ans, j’ai fait de la mise à jour de bases de données. Et ensuite, on m’a offert la possibilité d’évoluer et je suis devenu commercial. J’ai été commercial pendant cinq ans. Je vendais de la pub. À l’époque, je ne pensais plus à la musique, j’étais vraiment résigné. Je gardais l’envie de me relancer dans la musique d’une manière ou d’une autre, mais je ne voyais pas du tout comment faire. Je vivais ma vie de façon de plus en plus douloureuse, surtout quand j’étais commercial. Je vendais de la pub, c’est-à-dire du vent complet. C’était un job qui était vraiment axé représentation et séduction. Il fallait conquérir la personne qu’on avait en face, avec son sourire, son charme et ses notes de frais… (sourire) C’était d’une vacuité terrible qui me désolait profondément… On m’a ensuite envoyé monter un Call Center à Tunis qui avait pour vocation de remplacer mes collègues qui m’avaient formé dix ans auparavant. Le monde avait changé, c’était l’ubérisation de ce secteur d’activité. Tout devait aller de plus en plus vite. Soit les gens passaient au service commercial, soit ils étaient mis à la porte. J’avais été formé par des gens qui étaient dans l’entreprise depuis trente ans, et ces gens-là, on allait les replacer par un Call Center à Tunis parce qu’ils coûtaient trop cher à l’entreprise. Ça a été la goutte d’eau. Je suis parti à Tunis, dans des complexes hôteliers cinq étoiles avec plages privées dans un pays complètement en crise, puisqu’on est juste après la révolution du printemps arabe. Je formais des gens qui allaient remplacer ceux qui m’avaient formé… je me suis dit que j’étais vraiment une merde, excuse-moi du terme. Mais c’était comme ça. Je me détestais.

Il se passe quoi alors ? Tu dois casser cette spirale.

Oui. C’est à cette époque que je décide de revenir à la musique. Je me suis mis à beaucoup écrire, sans véritablement savoir encore que j’allais parler de tout ce que je venais de vivre. J’ai sorti à cette époque un premier clip, « L’aventure », pour lequel je m’étais inspiré de mes rendez-vous commerciaux en imaginant un rendez-vous fictif organisé comme un duel de western. Je suis très fan de Bertrand Blier, et j’avais fait ça dans cet esprit. C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il y avait peut-être un truc à faire autour de tout ce que j’avais vécu pendant ces années qui venaient de s’écouler. Tout avait été si violent pour moi. Je pense que je n’aimais pas assez l’argent, tout simplement… (rires)

Niki Demiller © Nicolas Vidal
Niki Demiller © Nicolas Vidal

C’est là que tu commences à écrire tes chansons.

Oui. Je venais de vivre cette expérience de commercial dans le tertiaire comme le vivent des millions de personnes à travers le monde. Cette expérience n’a rien de poétique ni d’artistique, mais c’est le  quotidien de tant de personnes. Je me suis donc dit que ces chansons pouvaient trouver un écho. À l’époque, je me souviens que j’avais lu l’« Extension du domaine de la lutte » de Michel Houellebecq et ça m’avait fait un bien fou. Ça parlait de mon quotidien et je me suis complètement retrouvé dans ce personnage qui était halluciné de se retrouver en virée avec des commerciaux qui voulaient juste aller se taper des putes et se bourrer la gueule.

Ça a été douloureux ou plutôt un exutoire de te replonger dans ce passé qui t’avait anéanti finalement ?

Ça a été un super exutoire, clairement. Quand on nomme quelque chose, ce n’est plus quelque chose qui nous fait mal. En tout cas, je l’ai vécu comme tel. De là à dire que ça m’a fait une psychanalyse, je n’en sais rien !! (rires) Ce qui m’a fait du bien, c’est de poétiser ces moments qui m’ont traumatisé. La vie d’un commercial, ça n’intéresse a priori personne. Mais en faire quelque chose d’artistique, le détourner pour en faire de la musique, j’ai trouvé ça hyper agréable.

Niki Demiller © Nicolas Vidal
Niki Demiller © Nicolas Vidal

C’est l’époque où tu reprends tes études également.

Effectivement, juste après avoir monté ce Call Center à Tunis, j’ai fait une sorte de burn-out ou de dépression… je voulais à tout prix changer de vie. J’ai eu de la chance parce que j’ai obtenu une bourse, le Fongecif, qui permettait à des salariés comme moi, avec dix ans d’ancienneté et juste le bac en poche, de suivre une formation longue tout en étant financé par l’état. C’était un dossier assez difficile à obtenir, mais je l’ai obtenu. J’ai donc repris des études d’arrangement, d’orchestration et de piano jazz. Je voulais devenir musicien, mais je voulais cette fois-ci avoir quelques bagages, pas juste arriver avec ma guitare et toute mon énergie. Comme j’étais fan de cinéma et les musiques de film, je voulais à tout prix me former. J’étais un peu prisonnier du monde du rock qui est, selon moi, un milieu aujourd’hui assez dur. Il y a beaucoup d’ayatollah et de gardiens du temple, un peu comme le jazz de par le passé. Ces études devaient durer une année, finalement, j’aurai suivi cette formation trois ans. J’ai appris plein de choses. C’est ça qui m’a permis de passer le cap de la reconversion professionnelle.

Et donc là, tu te lances dans ce projet de l’ « Autopsie de l’homme qui voulait vivre sa vie ». Tu écris seul ? Tu commences à faire des concerts ?

Oui, seul dans ma chambre. Pour les concerts, j’étais pas mal entouré de gens très bienveillants. Et je pense notamment au groupe Mustang qui m’a beaucoup beaucoup aidé, puisque j’ai joué pendant deux ans avec les deux-tiers de Mustang, Rémi Faure et Johan Gentille. Ils m’ont accompagné amicalement dans ce retour à la scène, c’était très chouette. On a fait pas mal de dates en Normandie, grâce au Biches Festival. C’est par ce biais que je suis revenu à la scène.

Quand le confinement de mars 2020 tombe, tu en es où dans ton projet ?

L’album est enregistré. Dès que j’ai repris l’école, tout a été très vite. Je composais de la musique de film et dès que je réussissais à dégager un peu de temps, je bossais sur mon album. Ma petite chambre est devenue au fil du temps un home studio. Cet album a beaucoup été enregistré dans ma chambre. C’est là que j’ai aussi écrit les arrangements pour les cordes, pour les bois… On est juste allé en studio pour enregistrer les basses, les guitares et les batteries. Tout le reste a été fait dans ma chambre. Je l’ai donc réalisé en deux ans.

Niki Demiller © Nicolas Vidal
Niki Demiller © Nicolas Vidal

Finalement, dès que tu as quitté ton job de salarié, tout s’est aligné.

On peut dire ça comme ça. Tout a été très vite, en fait. Ça a été comme une catharsis. Il y a des moments où il faut y aller ! Et puis, je suis un peu super actif aussi… (sourire) J’ai aussi eu la chance d’être très bien entouré. C’est à ce moment que j’ai fait la rencontre de Caroline Voisin qui est devenue ma Directrice Artistique aujourd’hui. J’ai signé sur son label. J’ai rencontré aussi mon manager, Frédéric. Et mon groupe, surtout, Baptiste Dosdat, Laurent Saligault et Vincent Pedretti. Ce sont des musiciens que j’affectionne énormément. Nous nous sommes vraiment liés d’amitié.

Didier Wampas te rejoint sur le titre « Hyper Bipolaire (Burn-out) ». Tu avais fait les premières parties des Wampas avec les Brats…

Oui !! J’ai fait pas mal de concerts avec les Wampas à l’époque des Brats. Le truc, c’est que je partais avec eux en tant de roadie, plus ou moins, même si au final, je ne portais rien ! (rires) C’était scandaleux, j’étais juste avec les Wampas dans leur bus à boire de la bière et manger des pizzas (éclats de rire). J’étais très fans des Wampas, à vrai dire. Nous avions sorti avec les Brats un titre qui s’appelle « Le truc en plus » dont Didier et le reste du groupe étaient très fans. Et un soir, en plein concert, Didier lance « Ce soir, on va vous jouer le truc en plus des Brats ». Ils avaient appris notre chanson, et donc, à plusieurs reprises, ils m’ont invité avec eux sur scène à jouer cette chanson. C’était un truc de dingues. Nous nous sommes liés d’amitié avec Didier. Du coup, quand il a sorti son premier album en solo, il m’avait invité à le rejoindre sur « La troisième corde ». Et quand j’ai pensé à mon premier disque solo, il fallait absolument que Didier fasse partie de l’aventure également. Didier Wampas, c’est un peu mon mentor. J’adore son état d’esprit. C’est quelqu’un qui a toujours été extrêmement libre dans sa façon d’aborder l’art, la scène, le rock… Je suis vraiment fan ! Je n’étais pas trop pour faire des duos sur ce concept-album. Les duos sont souvent un ressort pour que l’album ait une certaine visibilité. Je ne voulais pas rentrer dans ce genre de démarche. Mais Didier, c’était différent.

As-tu une petite anecdote à me raconter à propos d’une ou l’autre chanson ?

Chacune de ces chansons fait partie d’un instant vécu. Sur « L’Asphalte », qui est un morceau rock assez urgent, je voulais partager la sensation qu’on a quand on est commercial ou VRP, d’être un cheval qu’on fouette sans arrêt. Je me souviendrai toujours de ma directrice commerciale qui a dit au directeur de la boîte… « Avec Nicolas, on m’a donné un poney, j’en ai fait un étalon ! » (éclats de rires). « L’Asphalte », c’est ça. La maison mère qui est presque un fantasme sexuel. Il faut lui plaire à tout prix. C’est ce sentiment que j’ai voulu exprimer dans ce titre.

Un mot sur la série de dix podcasts que tu as commencé à dévoiler. Finalement, ce concept-album, il pourrait se décliner en roman…

J’aimerais beaucoup ! Ce serait la prochaine étape, a priori… Je n’ai jamais écrit autre chose que des chansons et je dois dire que l’exercice d’écriture de ces podcasts m’a émerveillé. Ça m’a pris un bon moment pour trouver la manière dont raconter ces histoires. Au début, c’était un truc assez peu personnel… que j’ai fait lire à des copains auteurs qui m’ont dit que c’était chouette, mais que ça faisait un peu « sous Houellebecq », donc pas très intéressant. De fil en aiguille, je suis arrivé à quelque chose plus en rapport avec de l’autofiction très très personnelle. Le moindre souvenir évoqué a été vécu. J’ai écrit ces podcasts pendant le premier confinement et ça m’a complètement évadé. J’ai adoré écrire. Donc, oui, un roman, oui, ça me plairait beaucoup !

Un très chouette visuel accompagne ton projet.

Je travaille en étroite collaboration avec « Visions particulières ». Ils ont travaillé sur le visuel de l’album, des trois premiers singles et sur le clip de « L’Asphalte ». C’est une super belle collaboration. On est allé très vite. On s’est compris très vite.

Tu bosses actuellement sur le clip de « Call Center ».

C’est un clip qui a été créé autour d’une création de ma compagne, qui est une artiste plasticienne et costumière pour le théâtre et le cinéma. Elle a créé une veste avec des connectiques de bureau. Ça s’inscrit dans une création qu’elle a intitulée « L’Homme câble ». Et cet « Homme câble », on lui a donné vie dans le clip de « Call Center ». L’univers est pas mal inspiré par le film « Brazil » de Terry Gilliam, où l’individu se retrouve écrasé par l’hyper connectivité d’une époque et très seul. Le réalisateur s’appelle Léonard Héliot, il a fait un travail exceptionnel. Les images sont vraiment très belles. Il y a une belle narration. J’ai vraiment hâte de voir le résultat définitif…

La suite, tu l’envisages comment ?

Le 23 septembre, nous jouerons, si tout va bien, au Point Ephémère à Paris et… en tournée… parce que nous sommes tout de même en train d’organiser des tournées ! (éclats de rires)

Le fait que tu ne puisses pas aller directement sur scène à la sortie de cet album, ça te fait quoi ?

C’est très douloureux. Je sens qu’il se passe des trucs autour de cette sortie. Les gens sont plutôt positifs. Les retours que j’ai sont en tout cas bien au-delà de mes attentes. Encore une fois, c’est un disque que j’ai fait humblement tout seul dans ma chambre, en ne voulant plaire à personne. Du coup, tous les retours positifs me font chaud au cœur. Le problème, c’est que tout ceci reste virtuel. On a des gens qui likent, d’autres qui envoient des cœurs… c’est bien, mais ce n’est pas pour ça que je fais de la musique. C’est pour être derrière un piano, face à des gens. Qu’il y ait trois personnes dans un bar ou que je joue devant un vrai public, ce qui importe, c’est le partage et la rencontre avec les gens. Donc, là, en ce moment, c’est un peu difficile. J’espère en tout cas que ça va reprendre assez rapidement.

Tu la conçois comment la scène avec ce projet ?

On a pas mal travaillé avec un metteur en scène. On a monté une pièce musicale qui s’appelle « Itinéraire de l’homme qui voulait vivre sa vie », où on fait la jonction entre l’album et les podcasts. Il y a donc toute une mise en scène assez théâtrale, où on expérimente un jour sans fin dans la vie d’un cadre pendant dix années durant lesquelles le monde change, où le secteur tertiaire est complètement chamboulé. C’est cette pièce qu’on présentera au point Ephémère en septembre si la Covid nous le permet, et ensuite en tournée, dans des salles de concerts et même des théâtres.

Niki Demiller © Nicolas Vidal
Niki Demiller © Nicolas Vidal

Finalement, cet album c’est un peu plus qu’un simple album, il est amené à aller loin.

C’est un peu une petite révolution personnelle cet album. Je gagnais bien ma vie et j’ai tout envoyé bouler. J’avais besoin d’un électrochoc. Ça a été des moments forts. Sans compter le fait de reprendre des études. Ça a été violent par moment. Cet album raconte un tsunami, c’est aussi un éveil. J’ai donc envie de le faire vivre…

Tu bosses déjà sur la suite…

Oui. J’écris des chansons qui s’inscrivent encore dans le même cycle, mais je vois plus la suite comme un préquel à l’ « Autopsie de l’homme qui voulait vivre sa vie ». Autopsie, c’est un album de révolution personnelle. C’est une aventure. J’écris beaucoup en ce moment sur l’idée de résignation, sur la période qui a précédé l’écriture de cet album. Sur comment on est aussi écrasé par sa propre peur, qui peu nous paralyser. C’est cette thématique qui m’intéresse en ce moment et sur laquelle j’écris beaucoup…

Dans quel état d’esprit es-tu avec ce premier album solo qui sort dans des conditions très particulières et complètement inédites ?

Je suis anxieux parce que je n’ai jamais rien sorti pour de vrai tout seul. J’ai toujours commencé des trucs, mais ne les ai jamais finis. C’est la première fois que je mène quelque chose à son terme. C’est donc ultra puissant ce qu’il se passe pour moi, dans ma tête et dans mon cœur. C’est un peu un raz de marée. C’est positif, parce que les retours sont bons, les gens semblent touchés, et ça, ça me touche énormément. Et en même temps, je suis tétanisé, mais pour des raisons très personnelles que je n’arrive pas à analyser pour l’instant.

Propos recueillis par Luc Dehon le 12 avril 2021.
Photos  © Nicolas Vidal

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Author: Luc Dehon