INTERVIEW – Rencontre avec Marka

Marka © Rudy Lamboray

Marka est beaucoup de choses avant d’être lui. Il est le mari (de Laurence Bibot) et le papa (d’Angèle et Roméo Elvis). C’est dit. Mais il est avant tout Marka, un artiste emblématique de la scène musicale belge. Il revient avec « Terminé, Bonsoir », un excellent treizième album comprenant un florilège de certaines anciennes chansons et quelques nouvelles. Nous l’avons contacté alors qu’il est en pleine promo à Paris pour en savoir un peu plus sur ce projet tendre, sensible et amusant à la fois et ainsi évoquer les différentes collaborations qui l’émaillent. Quarante ans de carrière, ça en fait des rencontres et des souvenirs !… Marka fêtera seul le 27 mai prochain ses 60 ans sur la scène de l’Ancienne Belgique pour un concert en livestream. Il les refêtera au même endroit, mais avec un public et la Marka Family cette fois-ci, un an après, le 27 mai 2022 (il aura donc 61 ans, mais peu importe !)

Quel a été le terreau de « Terminé, Bonsoir » ? Quand t’es-tu remis en route ce nouvel album ?

Il n’y a pas véritablement de début précis. Certaines chansons datent d’il y a fort longtemps et d’autres d’il y a six mois. J’ai toujours des chansons d’avance. Parfois, parce qu’elles ne sont pas assez abouties à mon sens, parfois parce qu’elles ne s’intègrent pas aux autres. Un album, c’est un peu comme un jeu de montage ou comme quand on fait un repas. On va voir ce qu’il y a dans le frigo et on regarde ce qui peut aller ensemble.

Je pense que tu vas être d’accord avec moi, cet album, c’est un peu un album de famille.

Je suis d’accord (sourire).

Marka, Terminé Bonsoir
Marka, Terminé Bonsoir

On va donc, si tu le veux bien, évoquer les différentes personnes qui te rejoignent sur ce disque. Il y a notamment Jacques Duvall qui signe « Le Daron », un complice de longue date.

Effectivement ! Jacques m’écrit des chansons depuis mon premier album en français, c’est-à-dire depuis 91. Il ne m’écrivait, à l’époque, que des chansons portant le nom de prénoms féminins. Il m’avait écrit « Elisabeth », « Désirée », « Fabiola »… Puis, nous nous sommes un peu perdus de vue. Nous avons retravaillé ensemble il y a une dizaines d’années, puis, pour cet album, j’ai fait appel à Jacques parce que j’avais envie d’avoir un texte de sa plume. C’est un très bon parolier et un ami. Et quand on est chanteur et qu’on a la chance d’avoir un ami qui est très bon parolier… il faut en profiter. (sourire) Quand je l’ai appelé, il m’a dit très clairement qu’il n’avait pas la pêche pour écrire. Il peinait à terminer un texte depuis six mois, bref… il n’était pas chaud. Je me suis donc gentiment moqué de lui en lui disant que c’était normal, qu’avec le temps il se faisait vieux, tout comme moi, que les jeunes allaient bientôt prendre notre place. Sur ce, il m’a dit qu’il avait peut-être une chanson pour moi. Et il m’a écrit « le Daron ».

Gilles Dal [homme de médias et écrivain belge, NDLR] signe plusieurs textes, dont « Si demain, je reviens ».

J’avais entendu parler de lui par l’intermédiaire de Frédéric Jannin [dessinateur et humoriste belge, NDLR]. J’ai écouté ce qu’il faisait à la radio et j’ai eu envie de le contacter pour lui demander de m’écrire une chanson. Il fallait que je trouve un thème. Et quand j’ai trouvé le thème de « Si demain je reviens, faut vraiment qu’ce soit bien », je lui en ai parlé. Et il m’a pondu un texte. Il travaille très différemment de Duvall. Duvall, quand il te donne un texte, tu ne changes rien. Pas même un point ou une virgule. Tout simplement parce que Jacques ne lâche pas un texte tant qu’il ne le juge pas au point. Gilles, c’est différent. Il démarrait et apprenait à écrire des chansons. Il se remettait constamment en question. J’avais donc le refrain, et il m’a écrit les couplets. Je trouve qu’il a réussi de belles choses. Là, sur cet album, il a écrit trois chansons, mais nous en avons encore trois autres qui sont prêtes. Et ça rejoint ce dont nous parlions tout à l’heure, ce sont des chansons qui sont au frigo, bien dans un coin et qui ressortiront au bon moment. C’est drôle parce que quand j’y pense, Gilles m’a écrit ces chansons un peu à la manière de Thierry Robberecht à l’époque. Gilles a l’intelligence de se mettre au service de l’artiste en regardant ce qu’il a chanté de par le passé.

Comme tu m’en parles, Thierry Robberecht [scénariste de BD, NDLR] signe ici notamment « Avant Après », une chanson sur la vie après la mort.

Thierry est mon parolier historique. Sans lui, je n’aurais jamais chanté «La poupée barbue », « Les mondains », « L’Hospice », « Pour un flirt avec moi » ou encore « Avant Après », qui est une vieille chanson sortie au début des années 2000 sur l’album du même nom. J’ai voulu la ressortir parce que c’est la chanson préférée de ma fille dont Thierry est d’ailleurs le parrain adoré. Elle a été composée et enregistrée au piano et depuis quelques temps, je la joue à la guitare. J’ai donc voulu la réenregistrer avec cette couleur un peu rock / western. Je trouve que c’était une très chouette chanson qui parlait de la vie après la mort qui n’avait jamais eu le succès que je lui espérais.

Il signe aussi « Des hauts et des bas ».

Oui, qui est très représentatif de ce que Thierry a vécu ces dernières années. Il a subi un double AVC . Et donc, il a écrit cette chanson dans un moment de désespoir. Je trouvais qu’elle se terminait mal. Je lui ai donc dit que je ne la chanterais pas s’il ne trouvait pas une petite pirouette pour qu’elle se termine bien. C’est toujours très difficile à manipuler une chanson un peu « lourde » dans son propos. Si l’orchestration va dans le sens de la lourdeur, elle devient plombante et personne ne l’écoutera et si on en fait une chanson trop drôle, on risque de passer à côté et ne pas la prendre au sérieux. Là, quand il écrit à la fin « Tous ces hauts, tous ces bas, je veux les vivre dans tes bras, je veux les vivre… », ça donne une note d’espoir au titre. Et le fait que Thierry accepte que je remette en question la fin de son texte montre qu’il est un chic type.

Marka © Rudy Lamboray
Marka © Rudy Lamboray

Saule a écrit « Ne me le dites pas ».

Nous avions participé avec Baptiste aux « Restos du cœur » belges il y a une dizaine d’années. Il m’avait écrit un texte, mais je n’avais jamais pu l’employer. Et au moment où je travaillais sur cet album, j’ai repensé à ce texte. Je l’ai recontacté. Nous nous sommes revus et finalement, il n’a gardé que le refrain d’origine et il a réécrit un texte autour. Et il a participé également à l’écriture de la mélodie, ce qui est très rare dans ma discographie.

Myriam Leroy [journaliste belge, NDLR] signe « En bas » qui clôt l’album d’une très belle manière.

Ce fut une très belle surprise pour moi ! Pour la petite histoire, Myriam fait des chœurs sur l’album et donc, elle était chez moi, nous venions de terminer d’enregistrer, et nous discutions. Elle m’a confié qu’elle était un peu vexée parce que je ne lui avais pas demandé de texte… Je lui ai répondu que je ne savais pas du tout qu’elle écrivait des textes. Sur ce, elle m’a dit que c’était un exercice qui lui plairait bien. Je lui ai donc fait écouter un morceau instrumental, qu’elle a adoré. Elle trouvait que ça faisait un peu thème pour une série ou ce genre de chose. Après, elle m’a écrit ce texte et quand elle me l’a donné, elle m’a dit qu’elle ne voulait pas que je le chante, mais que je le dise. Et ça, ça m’a posé un gros problème. Je n’avais jamais pratiqué l’exercice du talkover, je n’étais pas à l’aise avec. Je trouvais que ça ne sonnait pas bien dans ma bouche. Je lui ai donc envoyé une version chantée. Sur quoi, elle m’a dit que si je ne disais pas le texte, elle le reprenait. Elle m’a conseillé de rentrer dans la peau d’un personnage et de me livrer à un exercice d’interprétation d’un rôle. Je ne savais pas faire ça, moi… Et puis, on m’a contacté pour jouer un rôle dans une série [« Fils de » avec Béatrice Dalle, que Marka est en train de tourner en ce moment, attendue en 2022, NDLR]. Et pour jouer dans cette série, j’ai fait appel à un coach pour apprendre à poser ma voix parlée. Ce qui m’a permis de me réatteler à la chanson de Myriam, que j’ai pu, du coup, finaliser. Je l’ai faite écouter à mon équipe et elle a été retenue, à mon grand étonnement, finalement. Très franchement, personnellement, je ne l’aurais pas mise sur l’album. Et aujourd’hui, c’est probablement sur cette chanson que j’ai le plus de retours… Comme quoi, il faut faire confiance au regard extérieur ! Ça fait partie des surprises… Tu sais, pendant des années, j’ai tout fait seul. J’étais mon propre label, mon propre éditeur, je m’occupais des pochettes, des clips… Et je me rends compte avec le recul que ce n’est pas forcément une très bonne idée. On ne peut pas tout faire et le faire bien. Pour « Terminé, bonsoir », je me suis entouré d’une firme de disques et c’est eux qui ont choisi de faire figurer ce titre sur l’album, et en dernière piste. Bravo. Ils ont eu raison !

Marka © Fred Pauwels
Marka © Fred Pauwels

Petit aparté, comme tu viens de m’en parler, tu tournes en ce moment la série « Fils de » qui est attendue l’année prochaine sur les écrans. C’est nouveau pour toi cet exercice de comédie…

Ah oui, tu peux le dire ! Et figure-toi que ça me plait beaucoup ! Il faut dire que j’ai été gâté et que j’ai une chance incroyable. Déjà, on m’a donné un super rôle, et surtout, je joue avec Béatrice Dalle. J’ai directement été confronté à ce « monstre » du cinéma français. J’ai en tout cas pris beaucoup de plaisir à faire ça. Je n’en menais pas toujours large parce que se retrouver comme un débutant à près de soixante balais auprès de grand professionnels… eh bien, c’est intimidant, crois-moi ! Je vais même aller plus loin, j’espère qu’on refera appel à moi plus tard. (sourire)

On est porté quand on donne la réplique à des actrices comme Béatrice Dalle.

Oui, tu as raison. Je vais faire un parallèle. Quand tu fais du sport en individuel comme le tennis, si tu joues face à quelqu’un qui joue bien, tu vas jouer mieux. J’ai eu la chance de disputer des matches de foot avec Marc Wilmots, Enzo Scifo, Jean-Marie Pfaff, Georges Grün… tous ces anciens Diables Rouges, eh bien, je n’ai jamais aussi bien joué au foot de ma vie que face à eux ! Tout simplement parce que ces mecs me donnaient de bons conseils et de bonnes passes. Tu te surpasses quand tu évolues aux côtés de gens qui ont de l’expérience. Et c’est la même chose au cinéma ou en musique. Les rares fois où je suis monté sur scène avec des chanteurs assez incroyables, que ce soit avec MC Solaar, Patrick Fiori ou le Buena Vista Social Club, ça a toujours été une expérience super enrichissante.

Marka © Fred Pauwels
Marka © Fred Pauwels

Revenons-en à « Terminé, Bonsoir ». Tu as repris deux titres que tu avais écrits avec Laurence Bibot [comédienne belge, NDLR], ton épouse. « Poulette » et « Tu es formidable ».

Ce sont deux anciennes chansons que nous avions sorties en 2008 que j’ai ressorties des tiroirs. Pour la petite histoire, l’année dernière, pendant le premier confinement, comme tu le sais, j’ai donné des concerts chaque semaine sur internet. Et donc, j’ai dû aller rechercher des chansons dans mon répertoire pour ne pas toujours chanter les mêmes. J’ai donc été rechercher « Poulette » et « Tu es formidable ». Et ça a tellement bien marché que les gens nous les ont demandées semaine après semaine. Quand le label les a entendues, il a souhaité les faire figurer sur ce disque. Ce ne sont donc pas des chansons neuves. D’ailleurs, pour la petite histoire, nous avons décidé avec Laurence de ne plus travailler ensemble. Nous nous parlons de nos projets, nous nous donnons nos impressions et nos avis, mais nous ne souhaitons plus travailler ensemble.

Angèle fait les chœurs sur quelques titres.

Disons que comme toutes les chansons ne sont pas récentes, les chœurs qu’Angèle fait sont des chansons qui ont été enregistrées avant son « décollage extraordinaire ». À l’époque, elle avait encore le temps de passer à la maison pour me faire une petite séance de chœurs… (sourire) Après, ça n’a plus été possible vu qu’elle était tout le temps en tournée. Mais là aussi, de la même manière que je ne souhaite plus travailler avec ma femme, je ne souhaite pas non plus travailler avec mes enfants [Marka est le papa d’Angèle et Roméo Elvis, NDLR]. Angèle m’a invité une fois à Forest National, mais voilà, c’était une fois, on n’en fait pas une habitude. Et c’est pareil pour eux, Roméo a invité Angèle sur un titre et vice versa, mais après, on passe à autre chose.

Marka © Christophe Dehousse
Marka © Christophe Dehousse

Le 27 mars, tu devais fêter tes soixante ans sur la scène de l’Ancienne Belgique avec un public. Tu les fêteras, mais sans public, en livestream. Pour les retrouvailles avec le public, il faudra attendre le 27 mai 2022… Tu le vis comment ?

Il faut toujours sortir du positif de ce qui nous arrive. Je me dis que c’est génial de pouvoir fêter ses soixante ans à soixante-et-un an ! (rires) Donc, on fera la fête l’année prochaine. Ce sera le Family Style, donc on va faire venir un maximum de monde. Et on va bien s’amuser. Mais en attendant, pour mes « vrais » soixante ans, le 27 mai, je jouerai tout de même sur la scène de l’Ancienne Belgique, mais en livestream à 20h. Ce concert sera visible gratuitement sur le site de l’AB et sur le site Auvio de la RTBF.

Tu feras un appel aux dons pour les « Restos du cœur ».

Oui, je vais proposer aux gens qui seront là en direct avec moi de réfléchir à faire un don aux « restos du cœur ». On le sait, de nombreuses personnes et même des étudiants sont en manque de vivres aujourd’hui, et encore plus avec la crise sanitaire que nous vivons depuis un an. J’ai été profondément touché par ça et donc, je vais proposer aux gens de faire un don aux restos. S’ils trouvent le concert chouette, qu’ils ont passé une bonne soirée et qu’ils ont envie d’aider quelques personnes… eh bien, ce serait bien.

C’est une longue histoire qui te lie à l’Ancienne Belgique. Tu y as travaillé avant d’y monter sur scène pour la première fois avec « Allez Allez » en 1981… Il y a presque pile poil quarante ans !

Oui, c’était la première fois que je montais sur cette scène avec une basse dans les mains. J’y étais déjà monté pour danser avec Madness et les Specials. Et comme tu le dis, avant, j’étais roadie à l’AB et donc j’aidais les groupes à installer leur matériel. C’est toute une histoire qui me lie à cette salle… Elle a été tellement importante dans mon parcours ! C’est une salle mythique pour de nombreux artistes, mais j’ai une histoire particulière avec elle. La toute première fois que je suis allé à l’Ancienne Belgique, c’était pour assister à un combat de boxe que mon papa organisait. Puis, j’ai été voir Clash et ça m’a donné envie de faire de la musique. Après, j’y ai joué avec « Allez Allez », « Cactus » et Marka. C’est une salle qui compte énormément pour moi.

Quand on écoute tes chansons, il y a toujours une pointe d’humour, voire un côté parfois un peu caustique. Faut-il y voir une forme de pudeur ? Une façon de te protéger ?

C’est tout ce que tu viens de dire et je rajouterais que c’est un auto-foutage de gueule aussi. Il vaut toujours mieux rigoler de toi-même avant qu’un autre ne le fasse à ta place (sourire). Et je crois aussi que quand on parle de choses parfois un peu dures ou rudes, c’est difficile de ne pas tomber dans le côté gnangnan et des lieux communs barbants. Et donc, je préfère toujours prendre le ton de l’humour et essayer de prendre les choses à la légère. C’est un peu mon état d’esprit. Essayer de voir les choses avec un peu de recul.

Comment faut-il le comprendre ce titre « Terminé, Bonsoir » ?

Quand on dit « Terminé, Bonsoir » après une discussion, c’est pour la clôturer, mais ça n’empêche pas d’en redémarrer une le lendemain. C’était aussi un clin d’œil pour dire « allez les enfants, vous laissez une petite place à papa avant de revenir maintenant ». Mais crois-moi, j’ai envie de revenir avec un autre album derrière. Il ne faut pas voir une fin en soi dans ce titre.

Tu affiches 40 ans de carrière, c’est ton treizième album… Et il sort dans des conditions totalement inédites.

Effectivement. Mais il faut s’adapter. L’année dernière, quand nous avons été confinés pour la première fois, ça ne m’a pas empêché de sortir le premier single. Et ça ne m’a pas empêché de faire treize concerts d’affilée tous les samedis. Alors que plein d’artistes respectaient plus qu’à la lettre le fait d’être confiné. Quand je dis ça, je veux dire que nous étions confinés, que je respectais ce confinement, mais que ça ne m’a pas empêché d’aller de l’avant et de continuer à exister en tant qu’artiste. Il a fallu trouver d’autres moyens. Je me suis mis au défi de donner des concerts depuis chez moi avec mon téléphone. Je peux te dire que ce n’était pas évident. Du tout. Te retrouver seul devant ton putain de téléphone, tu n’as aucun confort, aucun retour… Et malgré tout, le lendemain, quand je regardais les mots que les gens m’avaient laissés, ça me faisait chaud au cœur. Je pars du principe qu’il faut profiter de tout ce qui nous arrive pour en faire quelque chose. Il ne faut pas se laisser aller. Je n’aurais pas supporté ne rien faire pendant cette période. J’en ai donc profité pour terminer mon album, apprendre à donner des concerts dans des conditions nouvelles, trouver un label. J’ai en plus publié un livre qui porte le même nom que l’album, « Terminé, Bonsoir ». Et j’ai été appelé pour jouer dans une série. Et en plus, j’ai écrit la musique du film de Jan Bucquoy, « La dernière tentation des Belges ». Donc, à la limite, cette année qui allait devenir l’année la plus difficile pour trouver du boulot et se mettre en exergue, m’a donné une dynamique. J’ai rebondi de manière peut-être étonnante pour certains, mais dans mon cas, salvatrice. Tu sais, je n’ai pas envie de me plaindre. C’est dur pour tout le monde, pas que pour les artistes. Le fait de ne pas donner des concerts, c’est difficile, oui, mais ce qui est encore plus difficile, c’est de se laver les mains dix fois par jours, mettre un masque constamment et essayer de ne pas chopper ce virus. C’est le quotidien de tout le monde. Devoir faire la file dehors pour aller acheter un sandwich ou que sais-je ? Ne pas pouvoir aller au resto ou au cinéma, ne pas pouvoir voir ses amis quand on le souhaite…Tout ça, c’est difficile à vivre. Et nous sommes tous dans la même galère.

Pour conclure, et pour être raccord avec ta chanson « Avant d’être moi », j’aimerais que tu me dises la dernière confiture que tu as faite…

(éclats de rires) La dernière confiture de l’année, c’est toujours une confiture de figues. Les figues arrivent tard dans la saison, et donc, ce sont toujours les derniers fruits avec lesquels je fais une confiture !

Propos recueillis par Luc Dehon le 29 avril 2021
Photos : Rudy Lamboray, Fred Pauwels, Christophe Dehousse

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Author: Luc Dehon