Julien Daïan Quintet, Cut-Up

Julien Daïan Quintet, Cut-Up

Julien Daïan Quintet est de retour ce vendredi avec un troisième album intitulé « Cut-Up ».

La porosité des styles, Julien Daïan en a fait son crédo. Le bien nommé « Cut-Up » fait ainsi suite à « Behind the reef » paru en 2013 et « French Paradox » en 2011.

Le saxophoniste revient aujourd’hui avec un excellent troisième opus dans lequel Gainsbourg tutoie Tears for fears et où le reggae s’accoquine avec la pop culture kawaï. Rien que ça. Oui, sur le papier, ça interpelle. À l’écoute aussi, évidemment. Mais très rapidement, on comprend où le bonhomme veut aller (ou pas) et on se laisse (em)porter par les good vibes de cet album pluriel.

« Cut-Up », c’est un véritable patchwork de styles. L’artiste se remémore ses premières amours musicales adolescentes et retrouve ici ses dieux reggae (Luciano et Mikey General sur « Bring some love »). Il s’approprie un a cappella de Gainsbourg extrait de « Gainsbourg in Dub » et en fait un titre (« Trop c’est trop ») qui aurait pu trouver les faveurs de l’homme à la tête de chou. Il emmène l’auditeur à déambuler dans les rues de Tokyo avec le photographe Kiyoshi Tsuzuki (« Shinjuku Nemura Nai »). Le tout se termine en beauté avec le thème du cultissime « Woman in Chains » de Tears for Fears revisité avec la complicité du prodige Guillaume Perret.

Finalement, le jazz c’est ça. Ça balance pas mal et ça fuse de partout. Surtout, ça fait un bien fou. Julien Daïan l’a compris mieux que quiconque.

Author: Luc Dehon