Hum Hum, Traversant

Hum Hum, Traversant

Le tandem parisien Hum Hum composé de la parolière et actrice Sophie Verbeeck et du compositeur BT93 publie aujourd’hui « Traversant », un écrin pop sublimé par les spectres d’une autre époque.

Nous avions été charmés par l’univers de Hum Hum suite à la publication d’un premier Ep ultra prometteur (« Blueberries ») il y a un peu plus de deux ans. Puis enthousiasmés par un recueil de chansons qui sommeillaient dans les tiroirs depuis les années 90 publiées par la moitié du tandem (BT93). Hum Hum revient aujourd’hui avec « Traversant ». Il est des albums inspirés par les histoires d’antan qui s’inscrivent pourtant parfaitement dans leur époque. Traversant est de ceux-là.

« Traversant », c’est le reflet de notre époque vue par le prisme du temps. Les synthés vintage mais furieusement excitants de BT93, des couleurs punky pop et des accents urbains servis par les arrangements classieux de Fred Lo.

« Traversant », c’est un voyage immersif où la notion de temporalité est comme floutée, faite de flux et de reflux. De vents contraires. Catherine hurlant dans la Lande.

« Traversant », c’est une collection de rêves clandestins et de chimères. Des émotions paradoxales. Violentes et si douces pourtant. Des sentiments exacerbés. Des patterns fascinants et des accès de folie. Des stuffed monkeys qui se prennent pour King Kong.

« Traversant », c’est une fenêtre sur cour et un balcon sur la mer. Ce sont, en vrac, autant de prologues que d’épilogues. Des vents de liberté. Des vautours qui rodent au loin et les ombres de la nuit qui dansent jusqu’à l’aube…

« Traversant », ce sont des histoires de sorcières et quelques fois de princesses. La Ballade des gens heureux, ou ceux qui feignent de l’être, en somme.

« Traversant », c’est l’histoire d’une louve. Tout simplement.

On pourrait tenter de résumer « Traversant » avec ces quelques mots empruntés à Emily Dickinson :

« This I the Hour of Lead –
Remembered, if outlived,
As Freezing persons, recollect the Snow –
First – Chill – then Stupor – then the letting go – »

Author: Luc Dehon