Pauline Croze, Après les heures grises

« Après les heures grises » le nouvel album de Pauline Croze

Pauline Croze publie ce vendredi son nouvel album « Après les heures grises ».

Après un premier album éponyme (paru en 2005), « Un bruit qui court » en 2007, « Le prix de l’Eden » en 2012, « Bossa nova » en 2016 et « Ne rien faire » en 2017, Pauline Croze s’apprête à publier en fin de semaine son sixième album solo intitulé « Après les heures grises ». Trois titres en ont déjà été dévoilés. « Kim », « Solution » et « Je suis un renard ».

Celles et ceux qui suivent la carrière de Pauline Croze le constateront d’emblée, « Après les heures grises » bouscule les codes que l’artiste déploie depuis près d’une vingtaine d’années maintenant. Déjà, ce nouvel album fait la somme d’une multiplicité des collaborations avec des artistes venus d’horizons très différents les uns des autres : Fils Cara sur « Je suis un renard », Nk.F (Damso, Orelsan), Mathieu Denis (« Crever l’écran »), Romain Guerret (Aline, Alex Rossi) sur « Kim » dans lequel les deux artistes projettent le chef d’état nord-coréen Kim Jong-Un en objet résolument pop, Tim Dup sur « Nuit d’errance » ou encore Charlie Trimbur (Eddy de Pretto) et Pierrick Devin (Phoenix, Lomepal) sur « Solution ».

Et puis, l’opus a été créé pendant et entre les confinements successifs, obligeant ainsi Pauline à travailler à distance pour la première fois de sa carrière.

Si sur le papier cette variété de styles peut laisser perplexe, la personnalité de Pauline Croze et le mix de Stéphane « Alf » Briat apportent ici une harmonie parfaite entre les titres et font d’ « Après les heures grises » un album parfaitement cohérent, attachant et fort intéressant.

Multiplicité des collaborations, nouvelle méthode de conception et période inédite donnent irrémédiablement à cet opus un ton neuf. « Après les heures grises » ne ressemble aucunement à l’un ou l’autre précédent album de Pauline Croze et c’est ce renouveau qu’on a tant aimé. L’artiste navigue ici entre chansons « très chansons » et des ritournelles pop en passant par des teintes urbaines. Il en ressort un album au son ultra contemporain et résument encré dans son époque, avec un E. Un album qui fait sens aujourd’hui. « Après les heures grises », justement.

Ajoutons encore qu’« Après les heures grises » est porté par un magnifique visuel dessiné par Joan Sfar.

Author: Luc Dehon