INTERVIEW – Rencontre avec Jo Wedin et Jean Felzine

Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille

Après un excellent premier album, Jo Wedin et Jean Felzine reviennent ce vendredi avec un deuxième opus tout aussi excellent sobrement intitulé « Jo & Jean ». Un album de couple écrit par un couple où les chansons d’amour ne versent jamais dans la mièvrerie facile. On s’engueule, on se confronte, mais on s’aime éperdument. Nous avons contacté Jo et Jean pour en savoir un peu plus sur la genèse de ce projet aux accents soul, groovy et funky vraiment enthousiasmant.

Que retenez-vous de votre premier album commun « Pique-Nique » paru il y a quatre ans ?

Jean : C’est un album qui contenait beaucoup de chansons qui étaient à la base destinées à figurer sur un album solo de Johanna. Ce sont donc des chansons qui ont été écrites en grande partie pour elle seule. Ce n’est qu’après que nous avons décidé de jouer et monter ensemble sur scène.

Jo & Jean, Jo Wedin & Jean Felzine
Jo & Jean, Jo Wedin & Jean Felzine

Quand vous êtes-vous remis à travailler sur « Jo & Jean » ?

Jean : Très rapidement après la sortie de « Pique-Nique ». Dès 2018/2019.

Jo : On chantait déjà sur scène « Jag vill inte höra » et « Jamais envie de ». On avait d’ailleurs le projet de sortir un EP assez rapidement juste avant le premier confinement.

Jean : C’est un peu une conjoncture d’évènements qui a fait que le projet ne sort qu’aujourd’hui. Le covid, les moyens financiers…

Jo : En fait, nous voulions sortir un EP, puis finalement, avec le temps, on a décidé avec notre label de publier un album. Donc, ça aussi, ça a pris du temps. Le processus de l’album est beaucoup plus long.

Vous menez l’un et l’autre des projets parallèles à votre projet commun. Et dans des registres très différents les uns des autres. Quelles étaient vos envies sur ce deuxième disque ?

Jo : Je pense que dans ce disque, il y a plus de nous deux que dans le précédent. Et c’était notre souhait. « Pique-Nique » avait été créé à deux, mais comme Jean te l’expliquait, dans l’idée qu’il soit un album solo pour moi. Celui-ci, dès le départ, nous avions décidé qu’il serait un album commun. Il est donc, d’une certaine manière, plus personnel. Nous avons aussi plus travaillé chacun dans notre coin.

Jean : Une partie de l’album a été écrit à deux. Des titres comme « Jag vill inte höra » ou « (Tu as) gâché ma vie », nous les avons écrits autour d’une table. D’autres, par contre, nous les avons travaillés chacun de notre côté avant de les proposer à l’autre. Musicalement, ce qui était sûr, c’est qu’une des musique qui nous met le plus d’accord, c’est la musique noire américaine. La soul, le funk, le disco. Donc, on voulait aller dans cette direction. Ce qui a induit aussi d’enregistrer d’une autre manière. Il fallait qu’on enregistre avec des musiciens avec nous. Sur le précédent album, les pistes avaient été enregistrées séparément, ici, tout a été enregistré en même temps. Ou presque.

Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille
Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille

Vous l’avez donc presque enregistré dans les conditions du live.

Jo : Oui, presque. On a parfois même fait des prises directes. Et on a fait très peu d’arrangements après coup. Sur le premier disque, les voix ont été posées après. Ici pas. Mis à part quelques chœurs, tout a été très vite. On a enregistré en trois jours.

De quoi aviez-vous envie de parler ?

Jean : On s’est rendu compte que sur les vrais duos de « Pique-nique », comme « Chanter, baiser, boire et manger », on pouvait aller plus loin dans le duo, avec plus d’échanges de points de vue, plus de dialogues entre nous deux. C’est vers ça qu’on a voulu aller sur ce nouveau disque.

Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille
Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille

Un mot donc sur les musiciens qui vous accompagnent.

Jean : Ils sont top ! Il y a donc Cyprien Jacquet et Nicolas Musset à la batterie. Maxime Daoud à la basse. Pedro Barrios aux percussions. Et j’ai fait les guitares.

Jo : Comme nous avons eu deux réalisateurs (Adrien Durand et Louis Sommer), il y a eu deux équipes, finalement.

Jean : Louis Sommer a même joué un superbe solo de clarinette basse sur « Jag vill inte höra ».

Le fait d’avoir deux réalisateurs différents, ça vous a posé problème ?

Jo : Personnellement, ça ne m’a dérangée à aucun moment.

Jean : On avait enregistré « Jag vill inte höra » et « Jamais envie de » avec Louis Sommer. Après, on a eu l’opportunité de faire presque tout le reste du disque avec Adrien Durand à Montreuil, près de chez nous. Donc, on est parti là-dessus.

Jo : C’est Chab qui a masterisé le tout. Il a tout équilibré. Les mixes étaient assez différents. Adrien a mixé ce qu’il a enregistré. Et Etienne Caylou, avec qui nous avions travaillé sur notre premier disque, a mixé les morceaux enregistrés avec Louis Sommer.

Jean : Ce sont de toute façon deux réals qui ont une super connaissance de tout ce qui touche au groove.

Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille
Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille

Le fait d’être un couple à la ville et à la scène, est-ce que ça facilite les choses ou est-ce que ça les complique ?

Jean : C’est fifty-fifty… (sourire)

Jo : Moi je dirais plutôt 60% complications et 40% de facilités (rires). Alors, oui, c’est certain que de vivre ensemble facilite les choses. On peut bosser ensemble plus facilement, on peut aborder des choses plus personnelles… Disons qu’on aborde certains sujets plus naturellement. Mais il y a aussi des heurts… On est un peu passé à autre chose maintenant, mais rappelle-toi, Jean, on s’est quand même bien engueulé sur certaines démos ! (rires) Je n’avais pas envie d’une telle note, lui voulait un pré-refrain que je trouvais inutile… Ce sont des mini détails, vas-tu me dire ! Mais stylistiquement, pour moi, c’est hyper important.

Jean : C’est vrai que nous sommes pas mal obligés de faire des concessions…

Jo : Et nous sommes assez têtus tous les deux ! Nous sommes nés le même jour, le 17 avril, nous sommes des Béliers… et des fois, c’est compliqué ! (sourire) Mais évidemment, il en ressort de très belles choses.

Jean : Le gros avantage, c’est que nous ne sommes pas obligés d’être diplomate l’un envers l’autre. On se dit les choses clairement.

Jo : C’est vrai qu’on manque parfois de délicatesse, mais au moins, on va plus vite et on dit ce qui ne va pas. Après, où c’est parfois un peu plus compliqué, c’est quand il s’agit de devoir convaincre l’autre de mettre telle phrase et pas une autre, telle harmonie et pas une autre. Dans beaucoup de duos, chacun a son rôle bien défini. Nous, nous ne fonctionnons pas comme ça. On tient l’un et l’autre un peu tous les rôles. La seule chose qui nous différencie, c’est que je ne suis pas guitariste. Là, c’est la partie de Jean. Mais comme on compose et qu’on écrit tous les deux, ça peut compliquer certaines choses de temps en temps… On n’a pas la même manière de composer, ni d’écrire. Et ça, ça peut être source de problème, mais source de richesses aussi.

Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille
Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille

Vous chantez en français, en anglais et même en suédois. Qui en a eu l’envie ?

Jo : J’en avais vraiment envie. Mais Jean aussi, je pense [Jean acquiesce]. Tu es très français, finalement. Tu aimes chanter en français, écrire en français… Mais maintenant, tu chantes un peu en anglais.

Jean : Sur « Pique-Nique », nous n’avions pas assez tiré profit du fait que Johanna parle trois langues couramment. Et ça, ça permet dans les chansons, et plus précisément les dialogues, d’exploiter beaucoup plus de pistes. Dans « Jag vill inte höra », par exemple, très clairement, c’est un couple qui s’engueule dans des langues différentes. Et ça donne des points de vue différents. Mélanger les langues au sein d’une même chanson, c’est ultra intéressant. C’est quelque chose qu’on approfondira dans le futur.

Jo : Stylistiquement, chanter dans plusieurs langues, c’est très intéressant. J’adore chanter en anglais. C’est tellement plus facile ! Et je ne suis pas toujours d’accord avec ceux qui disent que l’écriture en anglais est plus facile. Je ne le pense pas. C’est juste que l’anglais sonne bien mieux. C’est flagrant. Chanter en français, je le dis très honnêtement, ça reste quelque chose de très dur pour moi. Je ne parle pas le français comme l’anglais. Et je dois toujours répéter beaucoup. « Les hommes ne sont plus des hommes », je ne sais pas combien de fois j’ai dû la chanter pour la maitriser parfaitement ?!… (sourire) Même aujourd’hui, je vis en France, j’ai beaucoup de mal. Ça ne m’arriverait jamais en anglais. Aucun mot ne me fait peur… Du coup, chanter en français, c’est le double de travail pour moi…

Et toi, Jean, tu restes plus discret sur l’anglais…

Jean : Ouais ! (sourire) Je chante un couplet en anglais sur le disque, sur « Aux étoiles en feu ». C’est Johanna qui me l’a écrit. Écrire en anglais, ce n’est pas mon truc. Autant chanter en anglais, c’est un vrai plaisir. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai appris à chanter, même si aujourd’hui je n’aime pas trop ma voix en anglais. Mais écrire, c’est autre chose. Je pourrais le faire, mais je n’y trouve pas trop de plaisir. Au-delà des langues, je suis tout de même plus discret que Johanna sur le disque. Elle chante beaucoup plus que moi. Le ratio est plus en sa faveur.

Jo : En tout cas, personnellement, j’aime beaucoup le mélange anglais/français. Et j’ai un peu poussé Jean dans cette direction. Certaines personnes trouvent le mélange dérangeant, personnellement, je trouve ça beau.

Finalement, dans votre cas, le mélange des langues n’est pas un artifice, c’est votre quotidien.

Jean : C’est pour cette raison qu’on essaye de s’en servir dans le songwriting. Sur « Jag vill inte höra », Jo m’engueule en Suédois. Et ça se justifie complètement dans le sens où quand tu t’énerves, tu as naturellement tendance à revenir à ta langue natale.

Jo : De plus en plus, je me rends compte, que ce soit avec ce disque ou les autres projets que je mène en parallèle, que ça m’a pris pas mal de temps pour trouver mon chemin. En tout cas, plus longtemps que Jean. Mais à partir de maintenant, j’ai envie d’utiliser tout ce que j’ai pu apprendre dans mes compos, dans mon écriture… Je ne veux plus me limiter à ce qu’on pense qui est mieux à faire. Non. Il faut faire tout ce qu’on sait faire. Il faut utiliser tout son potentiel.

Vous faites une reprise très inspirée d’un titre de Kraftwerk, « Sexe objet ». De qui vient cette idée ?

Jo : De Jean ! C’est clair et net ! (rires)

Jean : J’ai toujours bien aimé cette chanson. Nous l’avions reprise pendant le confinement, dans une version plus « fidèle ». Mais c’est un de mes dadas de traduire des chansons, à vrai dire. Que je le fasse pour moi, pour m’amuser, ou professionnellement. Là, on a fait une reprise de Hank Williams sur le disque de Mustang. C’est un exercice qui me plaît vraiment.

Jo : Et puis, ce texte collait parfaitement avec le propos du disque.

Jean : J’ai voulu faire une reprise très différente de l’originale. Beaucoup plus triste…

Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille
Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille

« Jo & Jean », ce sont clairement des chansons de couple, chantées par un couple. Des chansons d’amour ou d’engueulades, en fait. Et au-delà de ça, vous remettez la femme à l’égale de l’homme dans le couple.

Jean : C’est tout à fait ça. C’est notre façon de voir les choses en fait. On est musicien tous les deux, on fait le même boulot. L’argent de l’un est celui de l’autre. Dans le travail, on fait tout autant l’un que l’autre. C’est quelque chose qui a été mal perçu à nos débuts. Johanna est autant compositrice et autrice que moi. Au début, ce n’était pas toujours clair puisque j’avais un petit avantage de notoriété sur elle.

Jo : Et c’est clairement quelque chose qui m’a mise en colère au début, ça me revenait tout le temps. Et puis, je suis suédoise… Et en Suède, on est bien avancés sur l’égalité homme/femme, le féminisme… Donc, c’est une chose important à mes yeux.

Jean : C’est là tout l’intérêt de notre duo : confronter les points de vue et ne pas être forcément d’accord avec l’autre. Dans la vraie vie, c’est la même chose. On n’est pas d’accord sur tout…

Jo : On n’est clairement pas d’accord sur plein de trucs ! (éclats de rire) Et dans une chanson, c’est très intéressant cette divergence de point de vue.

Ça se fait assez rarement finalement. Les duos homme/femme sont souvent un peu, passez-moi le terme, cucul…

Jean : (rires) C’est sûr que nous souhaitions parler de tout ce qui fait un couple. Le cul, l’argent…

Jo : … les engueulades… Mais aussi et surtout, l’amour ! (sourire) « Still my man » est pour le coup une pure chanson d’amour que j’ai écrite clairement pour Jean. « Slavery », c’est autre chose, c’est le fait de se sentir esclave dans un couple, emprisonné par l’autre.

Trois titres ont déjà été extraits, tous clippés. Quel est votre rapport à l’image ? Est-ce un travail qui vous intéresse ?

Jo : Très honnêtement, je ne vais pas dire que ça m’intéresse. Ça me fatigue un peu que ce soit devenu si important aujourd’hui… (sourire) Tourner des clips, faire des images ou des photos, ça ne me dérange pas trop, ça m’amuse plutôt. Par contre, où ça devient plus compliqué, c’est que le rendu n’est pas forcément ce que tu avais en tête.

Jean : Très clairement, on n’a pas toujours le rendu qu’on aimerait avoir, souvent par manque de moyens.

Jo : Comme on a peu de moyens, on essaye toujours de faire quelque chose de qualitatif sans un énorme budget.

Jean : par contre, là, pour les trois clips dont tu viens de parler, nous avons eu la chance de bosser  avec des gens qui travaillent vraiment bien.

Jo : ça se passe bien, mais c’est toujours un peu la débrouille pour faire quelque chose de bien.

Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille
Jo Wedin et Jean Felzine © Marie Planeille

Jean : Personnellement, je ne suis pas client de clips. On en fait parce que nous devons en faire, ne serait-ce que pour exister sur Youtube. De mon point de vue, un clip, aussi qualitatif soit-il, parasite l’écoute. Pourtant je suis un grand cinéphile. Mais ce sont deux mondes à part. Sans être méchant avec les tas de gens supers avec qui nous avons fait des clips, le clip avec une vraie valeur artistique ajoutée, c’est très très rare. Ça n’existe quasiment pas. Ça reste des publicités, plus ou moins réussies, pour des chansons. Il faut les faire, pour faire de la pub, parce que notre boulot, c’est tout de même de vendre du disque et faire des concerts, mais disons que ce n’est pas quelque chose que j’aime beaucoup. Au fil du temps, ça a tendance à m’épuiser. Je me rends compte que ce n’est pas vraiment mon boulot. Une chanson ne m’inspire pas un film ou des images. En tout cas, ça ne fonctionne pas comme ça chez moi (sourire). Après, faire des photos, ça, c’est plutôt un truc sympa.

Jo : Moi, je ne réfléchis pas trop là-dessus. J’essaye de faire quelque chose de beau et de cohérent. Ce qui me dérange, c’est parfois de voir le résultat d’une séance photos ou d’un tournage, et me rendre compte qu’il n’y a rien de moi là-dedans… c’est déjà arrivé. Mais nous vivons dans une époque où il faut tout le temps penser et réfléchir à son image. Et ça, c’est agaçant et peut vire devenir épuisant. Ce n’est pas le clip en soit qui me dérange. C’est le fait de tout le temps devoir penser image. Prenons l’exemple de TikTok où il n’y a que de la vidéo, ça a pris le dessus sur tous les autres réseaux. C’est stressant cette dictature de l’image…

Jean : Nous sommes tellement bombardés en permanence par des images qu’on peut se demander s’il est opportun d’en balancer nous-même… (sourire)

Avez-vous l’un et l’autre une petite tendresse particulière pour un titre ?

Jean : Peut-être « Jamais envie de », parce que quand nous l’avons écrite, j’ai senti que ça ouvrait tout un champ de possibles pour notre duo, et notamment sur des textes un peu plus intéressants et fouillés que sur le premier disque.

Jo : J’ai envie de dire « Aux étoiles en feu ». Ce titre a  véritablement relancé le disque. On était en plein confinement. On avait sorti « Jamais envie de » et nous étions, je pense, un peu fatigués créativement parlant, pour notre duo. On bossait chacun sur d’autres projets, et nous avancions lentement sur le nôtre. J’avais commencé cette chanson sans véritablement penser au fait qu’elle était pour nous deux. On avait reçu à cette époque une demande de Radio Nova, à savoir de faire une espèce de journal de notre journée. On s’était dit qu’on allait créer une chanson. Du coup, on a pris ce petit bout de chanson que j’avais commencée et on l’a travaillée pendant cette journée-là en enregistrant un petit journal audio de cette création. Du coup, ça nous a donné l’envie de finir l’album, ça nous a redonné l’impulsion nécessaire.

Jean : On s’est beaucoup engueulés sur ce titre ! On n’était d’accord sur pas grand-chose… et finalement, ça a donné une jolie chanson. (rires)

On peut s’attendre à une petite surprise pour la sortie de l’album ?

Jean : on va publier le jour de la sortie le clip de « (Tu as) gâché ma vie ». C’est une des chansons qui nous tient le plus à cœur sur ce disque. La veille au soir, on sera en concert au PopUp du label. On y fera notre release party.

D’autre scène sont prévues ?

Jean : oui, plutôt l’année prochaine, au premier semestre. On jouera notamment à Landes le 12 janvier et au Portobello à Caen le 19 janvier. Et puis, il y aura peut-être l’une ou l’autre surprise…

Dans quel état d’esprit êtes-vous l’un et l’autre à quelques jours de la sortie de « Jo & Jean » ?

Ensemble : Très excités !

Jo : Autant pour la sortie du disque, je suis impatiente et toute excitée… autant pour la scène, c’est l’angoisse totale ! Je flippe complètement… ça fait tellement de temps que je ne suis plus remontée sur scène. Il va falloir que je me fasse quelques séances de méditation profonde, je pense… (sourire)

Jean : Il faut que tu te dises que le public, lui aussi, est angoissé de revenir à un concert. On est tous dans le même bateau à ce niveau-là. Perso, étant en tournée avec Mustang, j’ai eu le temps de me remettre dans le bain. Mais c’est une toute autre disposition d’esprit. Avec Mustang, c’est tout en tension et en énergie. Alors que notre duo, on est plus sur le registre de la délicatesse et de la sensibilité. Ce n’est pas la même manière de jouer de la guitare…

Jo : Ce qui est drôle, c’est que j’ai l’impression que c’est mon premier concert que je vais donner là, jeudi prochain. J’aimerais tellement avoir le pouvoir magique de me produire en hologramme ! (rires)

Jo & Jean se produiront ce jeudi 14 octobre au PopUp du Label (Paris 12ème).

Propos recueillis par 4 octobre 2021.
Photos : Marie Planeille

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Author: Luc Dehon