INTERVIEW – Rencontre avec Bison Chic

Bison Chic @ Emi Hope

Le groupe Bison Chic vient de publier un premier titre « L’Ombre d’un soir » servi un clip majestueux et sublime, n’ayons pas peur des mots. Le groupe s’apprête à lancer un premier EP le 26 novembre prochain. Séduits par ce projet qui s’inscrit à contre-courant d’une production musicale qui fait tout vite, parfois au détriment de la qualité, nous avons contacté Bison Chic pour en savoir plus sur leurs aspirations. C’est Alex Grouldinsky, Harmo Draus et Valentin Barbier qui ont répondu à nos questions. Rencontre avec trois artistes qui ont le sens du beau et du rare.

Venez-vous les uns les autres de familles de musiciens ? Ecoutait-on de la musique chez vous quand vous étiez enfant ?

Alex : Je ne fais pas partie d’une famille de musiciens, mais par contre dans laquelle on écoutait beaucoup de musique. Tous les dimanches, j’allais avec mon père au foot au son de Cat Stevens, Neil Young, Freddie Mercury, Queen… C’est un grand fan de Depeche Mode qui écoute beaucoup Arcade Fire en ce moment. C’est un lien qui nous unit. Ma mère, elle, écoutait plutôt de la dance, style ABBA ou du Jean Ferrat, beaucoup moins dance (rires). Voilà dans quoi j’ai baigné de mes 0 à 10 ans. Après, j’ai commencé à faire de la musique. Je jouais du Djembé avec mes voisins, puis de la guitare. J’ai fait pas mal de théâtre étant enfant, des collages aussi. Déjà. La création a toujours fait partie de mon monde en tout cas.

Bison Chic, Alex © Emi Hope
Bison Chic, Alex © Emi Hope

Harmo : Moi, clairement, je viens d’une famille de musiciens et de musiciennes depuis plusieurs générations. Mon arrière-grand père était un professionnel, il jouait d’ailleurs avec le grand-père de Gainsbourg. J’ai un grand-père qui a fait beaucoup de musique à côté de son travail et mon père, lui, est musicien professionnel. Il est maintenant à la retraite, mais il a été pro pendant des années. Ma mère est, elle aussi, mélomane, et elle chante un peu. Mon autre grand-père a fait pas mal de musique et de théâtre. Il a mis en scène des sons et lumières, notamment. Côté musique, j’ai beaucoup écouté la musique de mon père, c’est-à-dire, beaucoup de Supertramp, Pink Floyd et Queen. Du côté de ma mère, on était plutôt sur de la chanson, avec Léo Ferré, Jean Ferrat… Et un peu de variété, avec France Gall, Daniel Balavoine… Comme tu vois, j’ai vraiment baigné là-dedans, et c’est donc tout naturellement que j’ai commencé à faire de la musique. En grande section maternelle, on m’a déjà mis en éveil musical. (sourire)

Valentin : Je ne viens pas d’une famille de musicien, mais elle l’est devenue, de par ma fratrie. J’ai deux frères et nous sommes tous les trois en train de faire de la musique. Mes parents aimaient la musique mais n’étaient pas forcément de grands mélomanes. Mon premier concert, c’était Renaud, puis De Palmas et Goldman… La chanson française de l’époque, en fait. Après, je me suis forgé une culture musicale avec mon grand-frère et nous nous sommes mis à la musique ensemble. Lui à la guitare et moi à la batterie. On a joué du Oasis, qui a été un groupe ultra marquant en ce qui me concerne. C’était donc du rock anglais. Mais depuis quelques temps, je rouvre un peu mes chakras et j’écoute ce qui se fait en chanson française…

Et après, il se passe quoi avant de vous réunir sur ce projet, « Bison Chic » ?

Harmo : En fait, on a tous eu d’autres projets et nous menons encore des projets parallèles. Alexis a commencé avec « Born in Alaska » qui a bien tourné en Normandie, ils ont même fait les Vieilles Charrues. Après, tu as eu « Bye Bye Léone », plutôt un collectif qui tournait autour de toi.

Alexis : Oui, c’était un projet plus dance, plus coloré. Et en anglais.

Harmo : De mon côté, j’ai démarré tôt, donc je suis vite montée sur scène. J’ai intégré en 2019 un projet qui est aujourd’hui basé en Belgique, « David Shaw and the beat », un projet électro-punk. À côté, j’ai un projet perso sur lequel je bosse en ce moment avec Valentin.

Valentin : J’ai aussi eu quelques projets. Un avec mon grand-frère avec lequel nous avons fait quelques scènes du côté de Lisieux. Je suis batteur de formation, et un peu avant le Covid, je me suis mis à la production musicale et aux arrangements. J’accompagne certains artistes, dont Annabella Hawk, je suis dans Indigo Birds avec mon grand-frère et je travaille à la composition pour Joseph Kamel qui est actuellement sur The Artist.

Harmo : ça fait entre dix et quinze ans qu’on est sur scène, en tout cas.

Valentin : un peu moins pour moi ! (rires)

Quand et comment Bison Chic est-il né ? De quelle envie ce projet a-t-il vu le jour ?

Alex : Le début, c’est une rencontre avec Maxime Lunel, qui est le quatrième larron de Bison Chic et qui n’est pas là aujourd’hui malheureusement. C’était en avril 2019, quelque chose comme ça. J’avais envie d’essayer le français à la cool. Pendant une petite année, on a enregistré deux / trois trucs, mais sans autres velléités, jusqu’à ce qu’on rencontre Harmo. Elle nous a dit que c’était pas mal et que ce serait bien de voir les choses un peu plus en grand. Harmo nous a donc rejoints au départ au niveau du suivi, du mangement, du conseil, etc… Elle a mis un peu de structure là-dedans, en fait ! (rires) Rapidement, on lui a proposé de venir jouer avec nous. Elle a accepté. Ce devait être en septembre 2020. Valentin est arrivé dans la foulée. Ensuite, on a été présélectionnés aux Inouïs du Printemps de Bourges. C’est un peu l’élément fondateur du groupe.

Harmo : J’ai inscrit le projet en novembre 2020 et nous avons été présélectionnés en janvier 2021.

Alex : À partir de ce moment, nous avons décidé de nous développer plus professionnellement. Bison Chic a eu plusieurs naissances. Duo, trio, pour en arriver à la formule quatuor aujourd’hui.

Bison Chic, Harmo © Emi Hope
Bison Chic, Harmo © Emi Hope

Bison Chic est donc un projet très récent.

Harmo : Oui, en lui-même il est très récent. En plus, il y a eu le Covid entre temps… Ce qui n’a pas arrangé les choses. Mais, finalement, ça nous a permis de terminer les phases de prod, de mix et de mastering de l’EP. Et quand nous avons été déconfinés, nous avons pu tourner ce premier clip, « L’ombre d’un soir ». Là, nous en sommes au début, finalement. Les premières scènes et le lancement du premier EP, ce sera fin novembre.

Qui s’occupe de quoi ? Qui amène quoi ?

Alex : Disons que je ne suis pas sectaire, et que je veux bien ouvrir mes textes… un petit peu ! (sourire) En vrai, j’amène souvent une structure de morceau et quand je sens que je ne peux plus avancer, eh bien, je montre tout ceci aux autres membres du groupe… Alors, parfois, ils me disent que ce n’est pas bien, et je me vexe ! (rires) Et si c’est bien, on avance ensemble… Plus sérieusement, j’amène une base et puis nous avançons ensemble. Au début, en fait, ça a plus été mes morceaux et Maxime à la prod et aux arrangements. Maintenant que nous sommes quatre, que le projet existe réellement, on va travailler un peu différemment. Il va falloir trouver un consensus musical. Sur scène, je chante et j’interprète. J’ai la volonté de lâcher un peu les instruments.

Harmo : Comme te le disais Alexis, au départ, mon rôle a plus été dans le conseil, la direction artistique et le management. Le premier EP était déjà bien bien avancé quand je suis arrivée. Aujourd’hui, je garde la casquette de management. J’ai monté ma propre structure « We Do No Harm » et par le biais de  « Lilie’s creatures » et donc je gère tout ça. Sur scène, je chante, je joue du synthé et de la guitare.

Valentin : Je vais passer pour le feignant de l’histoire… Enfin, je viens d’en prendre conscience (éclats de rire). Disons que mon arrivée dans le groupe étant très récente, je n’ai pas véritablement aujourd’hui d’autre casquette que de jouer de la batterie et donner quelques directions artistiques sur le live. Mais dans l’avenir, je compte bien apporter différentes choses et participer plus activement au projet, artistiquement parlant.

Harmo : il y a Maxime aussi, qui n’est pas là aujourd’hui mais qui porte une casquette essentielle. C’est lui qui fait toute la prod et qui enregistre tout dans son studio, le Studio Mastoïd à Pantin. Prod, arrangements, cocomposition et producteur son.

Alex : Il a aussi cette casquette de chef d’orchestre sur le live, avec tout ce qui est programmations des machines, etc… Chacun a vraiment son rôle. Rien n’est définitif, certains rôle seront à redéfinir plus tard, je pense. C’est le lot de tous les groupes. Là, nous allons tous nous retrouver au même endroit, et ça, ça va faciliter les choses.

Bison Chic, Max © Emi Hope
Bison Chic, Max © Emi Hope

Dans ton ancien groupe, Alex, Bye Bye Léone, tu écrivais en anglais. Ici, en français. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Alex : Bye Bye Léone était arrivé à un premier terme. Je ne savais plus comment faire passer mes émotions. On va dire pour la faire courte que j’ai un anglais intermédiaire. Je le comprends, je le parle, mais j’ai un peu de mal à l’écrire correctement. Je tournais souvent autour des mêmes rimes et des mêmes mots. Je me suis donc posé un instant et me suis très rapidement rendu à l’évidence que la seule langue que je maîtrisais parfaitement et dans laquelle je pouvais faire passer mes émotions sans être sans cesse dans la redite, c’était la mienne, c’est-à-dire le français. Donc, le déclic, c’est ça. Après, je ne vais pas dire que je suis décomplexé face aux monuments de la chanson française, comme Gainsbourg, mais disons qu’aujourd’hui on peut se permettre d’écrire. Je ne ferai jamais aussi bien que Gainsbourg, mais je peux me permettre d’oser écrire.

Mis à part les questions de sonorités, qu’est-ce que ça change le français ?

Alex : Je peux mieux dire mes émotions, je peux être plus précis. Et puis, il y a quelque chose qui change fondamentalement, c’est que lorsque j’évoque une émotion particulière, un fantasme, ou ce genre de choses, je suis certain que je serai mieux compris. Certains pourront se retrouver dans mes textes et ça, c’est quelque chose de très important à mes yeux.

Harmo : On remarque d’ailleurs sur « L’ombre d’un soir » que le texte a bien été cerné et que le message est passé. En essayant d’être moins équivoque et plus dans la métaphore, le message passe mieux.

Selon vous, y a-t-il un fil rouge qui se tisse au fil de ces quatre titres qui figurent sur cet EP ?

Valentin : D’un point de vue très extérieur, puisque je suis arrivé quand le EP était quasiment totalement bouclé, je pense que le fil rouge, ce sont les émotions d’Alex, ses ressentis, ses ressentiments, ses craintes et ses peurs. Avec tout son passé, presque son passif ai-je-envie de dire. Il pose son regard sur notre société et ses relations avec les autres. C’est clairement Alex le fil rouge de cet EP à mon sens.

Alex : Il est effectivement beaucoup question de relations et de liens dans ces quatre titres. Je suis un obsessionnel des corps à tout point de vue, d’ailleurs (rires). J’évoque le lien qu’on peut entretenir avec sa famille, avec ses amis, avec ses addictions, ses amours, son passé… La relation sociale et le lien social sont eu cœur de ces chansons. Notre passé, qu’est-ce qu’on en fait ? Est-ce qu’on décide de la traîner comme un boulet ? Ou est-ce qu’on le prend par la main et on essaye d’avancer avec lui ? C’est dans ce questionnement que se situe cet EP.

Un superbe clip a été publié sur « L’ombre d’un soir ». Racontez-moi un peu dans quelles circonstances il a pu voir le jour.

Harmo : Ce clip est né d’une idée d’Alexis. Pour la petite histoire, je travaille depuis un moment avec Anatole Badiali au sein de ma structure sur différents projets. C’est lui qui s’est occupé de la scénographie et des lumières. On avait l’idée d’organiser un festival sous forme cinématographique avec Anatole et mettre en relation des performers, des danseuses, des danseurs, des plasticiens, des plasticiennes, des musiciennes, des musiciens, etc… Ce festival n’a pas pu avoir lieu en raison du covid, mais nous en avons gardé l’idée. Il aurait du avoir lieu dans cette église désacralisée dans laquelle nous avons tourné. J’ai donc proposé à Alexis de traduire en images son texte, avec ces liens d’élastique. Anatole connaissait bien Eléa Ha Minh Tay, qui communique énormément de choses avec son corps dans une danse qui n’est pas forcément académique, d’ailleurs. Et nous avons monté tout ce clip avec elle et différentes personnes. Visuellement, Anatole et moi souhaitions qu’ils aient un costume commun, comme pour ne faire qu’un l’un et l’autre. Là-dessus, nous avons été chercher Morgad Le Naour, un réalisateur assez connu sur Caen et sa région. Il fait partie de Kino Caen, un festival de courts métrages et il a travaillé pour Arte Concerts, Deezer, etc… Il a apporté toutes ses idées de réalisation. Finalement, c’est une somme de cerveaux qui se sont mis ensemble au service d’un même projet.

Bison Chic, tournage clip L'ombre d'un soir © Vincent Ducard
Bison Chic, tournage clip L’ombre d’un soir © Vincent Ducard

En tout cas, ce clip est magnifique, très abouti et très référencé. C’est assez rare pour un jeune groupe, et il faut le souligner.

Alex : En fait, Bison chic est un projet très récent, mais nous sommes tous dans ce métier depuis quelques années maintenant. Je savais que je voulais que le premier clip de Bison Chic soit beau, travaillé et élégant. J’aime les choses rares et belles. Faire du contenu pour faire du contenu, je n’en vois pas l’intérêt. Je l’ai fait de par le passé, et je n’ai plus envie de le refaire. Nos expériences aux uns et aux autres nous ont convaincus qu’il fallait marquer les esprits en faisant un beau clip, un clip dont nous pourrions être fiers. C’est un peu dans cette direction que nous voulons évoluer.

Harmo : Prendre le temps de faire les choses bien est devenu un luxe rare. On a pris notre temps sur ce projet, que ce soit précisément sur ce clip, ou sur l’enregistrement du Ep, du mastrering, etc… Mais nous avions la volonté de le faire comme ça, et pas à la va-vite. Du coup, je pense que sur les prochaines sorties singles, il n’y aura pas forcément un clip. Nous allons un peu à contre-courant de ce qui se fait habituellement, mais c’est notre volonté de faire les choses bien. Elles sont donc, par la force des choses, plus rares.

Bison Chic, tournage clip L'ombre d'un soir © Julien Hélie
Bison Chic, tournage clip L’ombre d’un soir © Julien Hélie

Alex : La notion de temps et de rareté est une chose à laquelle je pense constamment. Quelle est la valeur qu’on donne aux objets ? Aujourd’hui tout est devenu périssable, ça dure trois semaines tout au plus. Nous, nous avons envie de nous inscrire dans ce courant d’artistes qui durent et qui gardent une identité. Quand je dis durer, je ne pense pas à être constamment sur scène, mais plutôt s’ancrer dans le paysage avec du beau et du rare.

Harmo : C’est notre souhait le plus cher en tout cas. Nous essayerons de rester dans cette optique.

Dans la même optique, les visuels pour les singles et le EP sont extrêmement travaillés. Je pense que qu’il s’agit de tes collages, Alexis. [Allez jeter un œil sur le travail de collage d’Alex sur son Instagram -> @lombredechic]

Alex : ça fait longtemps que je fais des collages. Ça a toujours été un loisir. Au fur et à mesure du temps, on m’a souvent rapporté que je faisais des choses belles et intéressantes. Je me suis donc pris au jeu. C’est toujours assez obsessionnel. On reste autour des mêmes formes, des visages féminins, et des mêmes couleurs. C’est un peu le penchant de mes textes qui sont pour le coup toujours un peu sombres. Dans mes collages, j’essaye de montrer que dans le sombre il y a du lumineux.

Harmo : C’est le penchant lumineux, le clown joyeux (sourire)

Alex : Pour en revenir aux visuels, c’est Harmo qui met en lumière les collages, par des jeux de colorimétrie.

Bison Chic, L’ombre d’un soir
Bison Chic, L’ombre d’un soir

Harmo : Alex les fait en artisan, ce sont des collages papier. Donc, il faut retravailler le visuel numérisé. Pour le visuel de « L’ombre de Chic », nous avons repris, avec Anatole Badiali, un collage d’Alexis. Nous l’avons imprimé sur un fond noir et on a recréé un vrai miroir d’eau, comme dans le clip, mais en miniature pour la séance photo. L’idée de réaliser ce montage en vrai, et pas en numérique, nous amusait. Ça nous a pris toute une journée pour un visuel. Mais c’est l’esprit du projet Bison Chic aussi, on aime se challenger. Même si les gens ne s’en rendent pas compte, nous on sait que cette vague d’eau sur le visuel est une vraie vague d’eau, ce n’est pas de la postprod. Rien que se dire que nous l’avons fait comme ça, ça nous fait tripper.

Le visuel du EP en jette également.

Harmo : C’est encore une fois Alexis qui s’est amusé à faire un collage avec nos yeux et nos bouches…

Alexis : J’avais l’idée d’un visage multiple dont le cerveau explose. (sourire) Chacun l’interprétera comme il l’entend, mais avec ce visage qui explose et se recompose, je voulais donner une idée de l’identité du groupe. J’y ai mis beaucoup de couleurs, comme d’habitude. D’ailleurs, c’est en faisant des collages que je me suis rendu compte que j’étais attiré par ces couleurs vives (sourire). Pourtant mes textes sont le plus souvent assez sombres…

Un vinyle est-il prévu ?

Harmo : C’est prévu. Mais là encore, nous allons attendre un petit peu. Prendre son temps et ne pas toujours tout faire vite, c’est notre crédo ! C’est là encore, à contrecourant de ce qui se fait habituellement. Mais bien sûr il faut que ce projet existe en vinyle. Ce serait dommage en tout cas de ne pas éditer un bel objet. Ce ne sera probablement pas pour le 26 novembre précisément, mais peut-être pour Noël ou le début de l’année prochaine.

Bison Chic © La Luciole Alencon
Bison Chic © La Luciole Alencon

Que va-t-il se passer dans les prochaines semaines jusqu’à la sortie de l’EP ?

Harmo : Nous allons très bientôt faire une captation d’une live session. Là encore, nous allons créer une scénographie particulière dans un endroit atypique. On va en profiter pour faire un show case et inviter des professionnels à découvrir notre création. Et puis, nous aurons une relesase party à La Dame de Canton à Paris le 23 novembre prochain, en co-plateau avec Edgar Mauer et Oete. Ce sera notre première date à Paris, du moins avec Bison Chic. On jouera au Cargo à Caen en 2022. Pas mal de dates se profilent. Mais là aussi pour le coup, nous prenons notre temps, nous faisons des résidences pour peaufiner ce live. C’est vraiment notre actu, en ce moment. On a posé les bases du projet, là, on essaye de le faire connaître.

Sur scène, ça se passera comment ? Une scénographie particulière ?

Harmo : Nous avons dans un premier temps développé la partie studio. Nous n’avons pour ainsi dire pas encore fait de live. C’est en cours. On prend le temps de bien bosser là-dessus, pour, là aussi apporter quelque chose d’intéressant. L’idée est d’être un groupe qui joue réellement, tout en gardant l’esthétique électropop. Même s’il y a des machines, on veut jouer sur scène. On veut être un groupe de live aussi. On ne se facilite pas la tâche non plus à ce niveau… mais tu l’auras compris, c’est l’essence de Bison Chic de ne pas tout faire comme tout le monde ! (rires)

Valentin : Nous sommes un groupe de musique avant tout. Donc, on essaye d’apporter sur scène quelque chose de prenant, musicalement parlant. Après, en parallèle, on travaille sur le visuel qu’on peut amener sur scène, pour apporter une expérience complète. On a déjà quelques idées pour amener des ambiances, des atmosphères et des textures particulières.

Bison Chic © La Luciole Alencon
Bison Chic © La Luciole Alencon

Et la suite, vous la voyez comment ?

Harmo : Nous travaillons déjà sur un autre opus avec de nouveaux morceaux. On rentrera en studio en début d’année probablement. Alex a une profusion de morceaux, et nous travaillons ensemble dessus en ce moment.

L’idée serait de rester sur un format Ep ou aller un format plus long ?

Harmo : Un format plus long, je pense. Refaire un Ep de quatre titres n’aurait pas grand sens à mon avis. Entre l’album et le Ep, il y a aussi le format mini-album qui est pas mal. Plus consistant qu’un EP, mais pas aussi lourd à produire qu’un véritablement album. Avec peut-être quelques singles en amont.

Alex : Après, il va falloir voir comment ce premier EP va être reçu. Aujourd’hui, on demande aux artistes de publier du contenu régulièrement, et nous, nous aimons la rareté. Donc, la suite logique est d’aller vers un format album ou mini-album, pour développer d’autres idées et peut-être aller sur d’autres terrains. Mais il y a aussi la réalité de ce qui sera envisageable qu’il faudra prendre en compte. C’est Harmo qui gère tout ça, et elle le fait très bien.

Propos recueillis le 6 octobre 2021 par Luc Dehon
Photos : © Emi Hope, Vincent Ducard (clip), Julien Hélie (clip), La Luciole Alençon (live)

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Author: Luc Dehon